Les premiers engagés dans la bataille de France (1944)

Les premiers engagés dans la bataille de France (1944)

Les premiers engagés dans la bataille de France (1944)

Les SAS Français participent les premiers aux combats de libération de la France

1_1_6_4_map1En 1943, fort des succès obtenu par le « Special Air Service » le commandement allié décide de porter son effectif à celui d’une brigade formée de quatre régiments, en vue de la grande bataille qui va se livrer pour la Libération de la France et de l’Europe. Deux régiments seront britanniques (les 1er et 2e SAS) et deux français (3e et 4e SAS). Chacun fort d’une quarantaine de sticks de dix hommes. Plus tard, une compagnie belge sera intégrée à la Brigade.

Les unités françaises, avec pour noyau les anciens du « French SAS Squadron », sont composées de volontaires évadés par l’Espagne et de jeunes qui, en Afrique du Nord, ont souvent quitté l’armée sous commandement de Giraud pour rejoindre celle des Français libres. Pendant des mois, en Écosse, ils vont connaître le dur entraînement SAS et une formation leur permettant de faire face à toutes les situations en ne comptant que sur leurs seuls moyens.

Ils seront comme l’avait prédit le général de Gaulle, les premiers engagés dans la grande bataille de la Libération de la France.

Le 4e SAS, première unité engagée dans Overlord

Après un séjour en camp secret pour préparer les missions, quatre sticks du 4e SAS seront les premiers parachutés, dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, avec mission de créer des bases en Bretagne pour recevoir les renforts nécessaires afin que les troupes allemandes stationnées dans la presqu’île bretonne y soient bloquées et ne puissent aller renforcer les défenses ennemies en Normandie où va avoir lieu « Overlord », nom de code de l’opération du débarquement.

1_1_6_4_b_image_1Hélas, repérés, dès leurs parachutes ouverts, les hommes du stick commandé par Marienne connaîtront leurs premières pertes. Émile Bouëtard sera tué, près de Plumelec, une heure seulement après qu’il ait retrouvé le sol de France. Il sera authentiquement le premier mort de « Overlord ».

Progressivement, jour après jour, les hommes du 4ème SAS, commandés par le colonel Bourgoin et le commandant Puech Samson, vont rejoindre leur avant-garde pour réussir la mission qui leur a été confiée.

A J + 3 des équipes spéciales de sabotage de trois ou cinq hommes auront des missions ponctuelles de destruction (mission Coney-Parties). C’est ainsi que Michel de Camaret et Denis Cochin avec trois de leurs camarades feront sauter un train dans le tunnel de la Corbinière, le rendant inutilisable pour un long temps.

Regroupant autour d’eux des maquisards courageux, volontaires, qu’ils ont eu la surprise de découvrir très nombreux et encadrés. Les SAS décidèrent de les armer pour donner une autre dimension à leur mission. Malheureusement les parachutages massifs d’équipement et d’armement et les effectifs imprudemment concentrés dans la région de Saint-Marcel, alertent l’ennemi.

A Londres, le commandement est très inquiet de cette situation imprévue et dangereuse. Il donne l’ordre de la dispersion, mais l’intervention allemande devance l’évacuation, obligeant, dans la forêt de Saint Marcel, les SAS et les maquisards à livrer bataille en risquant l’encerclement.

1_1_6_4_c_image_2Finalement après un combat acharné, dirigé en particulier par le Lieutenant Marienne et le commandant Puech Samson, SAS et maquisards se battront au coude à coude pour réussir une retraite, de nuit, sous une pluie battante, qui aura exigé l’intervention de l’aviation anglaise au moment le plus difficile.

1_1_6_4_d_image_3Après deux mois de combat acharnés en Bretagne, mission accomplie, le 4ème SAS aura perdu sur 450 engagés 77 tués, parfois fusillés après torture, et 197 blesses.

Aujourd’hui le cimetière de Plumelec et le musée de Saint-Marcel haut lieu de la mémoire à la fois de la Résistance bretonne et des Paras SAS, pérennise le souvenir de ces combats.

Les opérations du 3e SAS

1_1_6_4_e_image_4Parallèlement aux actions du 4e SAS en Bretagne, les hommes du 3e SAS commandés par le commandant Conan seront parachutés dans de nombreuses régions de France tout comme leurs camarades britanniques des 1er et 2e SAS. Ce sera principalement1_1_6_4_f_image_5 en Vendée avec le capitaine Fournier, dans la Vienne avec le capitaine Simon, venant relever les rescapés du 1er SAS britannique qui parachuté dans la région a eu 33 tués (fusillés) sur 40, dans la Corrèze avec le capitaine Vauthier, dans la Creuse avec le lieutenant Hubler, dans le Lyonnais avec le lieutenant Hourst. 1_1_6_4_g_image_6Partout la mission sera de désorganiser les arrières ennemis, d’y provoquer l’insécurité pour y fixer un maximum d’effectifs ennemis.

Dans le Finistère les sticks du capitaine Sicaud et du lieutenant Tupet-Thomé vont porter main-forte aux hommes de Bourgoin et mission accomplie, ils seront peu après à nouveau parachutés dans le Doubs.

< Le « French Squadron » en Crète et en Libye (1942-1943)

> Suite : Les SAS du débarquement en Provence à Sennecey le Grand (1944)