Association des Francais libres - Page 2
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Des sections créées dans pratiquement tous les départements, mais également outre-mer et à l’étranger, présidées par d’anciens de la France libre, mais pouvant accepter des « combattants amis » et des « amis », permirent d’organiser localement les cérémonies traditionnelles en souvenir des faits importants ayant jalonné le parcours des Français libres.
Le temps passant, les décès déjà décimant leurs rangs, au congrès de Strasbourg, les 27, 28 et 29 mai 1988, la question fut posée du devenir de l’AFL. Il y eut deux courants. D’une part, ceux qui estimaient que leur passé ne permettant pas qu’il en soit donnée une image dégradée par les effets inexorables des années qui passent, proposaient qu’une date symbolique, le 18 juin 2000, soit choisie pour faire leurs adieux. D’autre part, ceux qui ne voulaient pas envisager une cessation d’activité de l’association et préféraient poursuivre son activité le plus longtemps possible, avec des effectifs s’éteignant les uns après les autres.
Les discussions furent âpres, mais au final la proposition prévoyant que le 18 juin 2000, l’association des Français libres cesserait son activité fut adoptée avec 74,28 % des votes.
Une date ayant été prévue pour la disparition de l’AFL, il restait que les Français libres avaient un devoir de mémoire à assumer. Au congrès d’Evian l’année suivante, une commission ad hoc fut créée, chargée d’étudier les meilleures voies permettant, après l’AFL, de pérenniser l’épopée de la France libre. Ses conclusions remises au congrès de 1991/1992 proposant de confier le devoir de mémoire, assumé par l’Association depuis 1945, à une Fondation furent acceptées à l’unanimité. Ses statuts mis au point, la Fondation de la France libre fut créée par décret paru au journal officiel du 18 juin 1994, et déclarée d’utilité publique.
Les statuts de l’AFL l’exigeant, une ultime assemblée générale extraordinaire s’est tenue à l’Hôtel de Ville de Paris le 28 mai 1999 avec pour seul ordre du jour « la cessation des activités de l’Association des Français libres le 18 juin 2000 et le transfert de ses prérogatives, ses responsabilités, ses charges et ses biens à la Fondation de la France libre ». Dans une atmosphère chargée d’émotion, le vote émis au congrès de Strasbourg en 1988 était confirmé par 255 voix pour et 30 contre. La page était tournée, le futur préparé et organisé.
Dans ses dernières actions, l’association des Français libres, le 16 janvier 1996, à la suite d’une démarche auprès de Jacques Chirac, président de la République obtint qu’aux Invalides soit créé un musée dédié aux « Français libres et à leur chef, le général de Gaulle » dont l’inauguration aurait lieu symboliquement le 18 juin 2000. La réalisation en fut confiée à Georges Caïtucoli. C’est aussi à la suite d’une démarche de l’AFL que Jacques Chirac a décidé d’appuyer l’initiative d’ériger à Paris, sur les Champs Elysées, une statue du général de Gaulle qui serait inaugurée le 18 juin 2000. L’AFL pris en charge la souscription nationale permettant d’assurer son financement.
Les adieux de l’association créée par le général de Gaulle en 1945, purent ainsi se terminer le 18 juin 2000 en apothéose par l’inauguration de la statue du général de Gaulle, chef des Français libres et du musée où leur parcours, entre autre, y était développé. Devoir accompli, l’Association des Français libres transmettait définitivement en ce jour symbolique le flambeau à la Fondation de la France libre.
Son dernier bureau était composé ainsi : Général d’armée Jean Simon, président – Georges Caïtucoli, vice-président et secrétaire général – Pierre Castelneau, vice-président – Jacques Pigneaux de Laroche, Trésorier général – Charles Pérez, secrétaire général adjoint.
