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Stèles et Monuments
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Stèles et Monuments

Article d'Olivier ROCHEREAU, extrait de son ouvrage "Mémoires des Français Libres, du souvenir des hommes à la mémoire d'un pays".

 

cergy pontoise sqare col. foliotIl existe assez peu de monuments consacrés au souvenir de la France Libre. Quelques modestes monuments en Afrique noire ou en Afrique du Nord, quelques nécropoles mal entretenues sombrent peu à peu dans l’oubli, hors le temps de cérémonies épisodiques.


En France même, seul le Finistère qui garde le souvenir des ralliements de 1940, les départements pyrénéens qui se souviennent des « évadés de France », le Var, l’Orne, les Yvelines, la Meurthe et Moselle et l’Alsace, où des monuments d’importance variable rappellent le souvenir des combats de la 2e DB ou de la 1ère Armée, conservent précisément le souvenir de la France Libre.


Le nombre des monuments consacrés aux FFL est généralement inférieur à la dizaine par département : quelques tombes ici, le souvenir d’un parachutage ailleurs, une plaque sur le lieu de naissance d’une personnalité de la France libre, une stèle consacrée au maréchal Leclerc ou au maréchal de Lattre.


16 départements ne disposent d’aucune plaque et d’aucun monument, 2 n’en ont qu’un seul.


Le plus souvent, la France libre est honorée à travers la personnalité du général de Gaulle. Un peu partout, des noms de rues et de places, des bas-reliefs ou des statues rappellent son souvenir. Les monuments au général sont tantôt de sobres mémoriaux frappés de la croix de Lorraine, tantôt des monuments plus imposants.

Ailleurs encore, d’autres monuments se complètent de citations du général. Le texte de l’appel du 18 juin a été reproduit sous l’Arc de Triomphe :

« A tous les français ! La France a perdu une bataille ! mais la France n’a pas perdu la guerre ! Des gouvernements de rencontre ont pu capituler, cédant à la panique, oubliant l’honneur, livrant le pays à la servitude. Cependant, rien n’est perdu parce que cette guerre est une guerre mondiale. Dans l’univers libre, des forces immenses n’ont pas encore donné.Un jour, ces forces écraseront l’ennemi. Il faut que la France, ce jour-là, soit présente à la victoire. Alors elle retrouvera sa liberté et sa grandeur. Tel est mon but ! Voilà pourquoi je convie tous les Français où qu’ils se trouvent, à s’unir à moi dans l’action, dans le sacrifice et dans l’espérance. Notre patrie est en péril de mort. Luttons tous pour la sauver. Vive la France ».