| La 1ère DFL, «noyau dur» des Forces françaises libres |
| Premiers ralliements : hommes, unites, territoires (été 1940) |
Après la défaite militaire et l’armistice du 22 juin, seule une poignée de volontaires décident de rester en Angleterre ; ils seront rejoints par quelques centaines d’évadés de France par des moyens de fortune (barques ou derniers bateaux quittant le continent, avions…). «Ils venaient un à un, individuellement, personnellement», écrira l’un d’eux, l’aviateur et futur écrivain Romain Gary. Beaucoup arrivaient par petits groupes, mais cela ne faisait pas encore une armée – ni même une «légion», selon le mot employé au cours des premières semaines pour qualifier la petite troupe venue se ranger sous la bannière de De Gaulle. Les premières unités à rallier sont : Le 28 juin, de Gaulle annonce : «La France Libre n’a pas fini de vivre. Nous le prouverons par les armes.» Quinze jours plus tard, il constatera, non sans optimisme : «Il existe déjà sous mes ordres une force militaire appréciable (…). Français, sachez-le, vous avez encore une armée de combat.» Le 14 juillet 1940, à Londres, il passe en revue les premières troupes dont il dispose en Angleterre : 1500 hommes en tout, mais c’est un début. À la fin de juillet, l’ensemble des FFL est estimé à 7.000 hommes – en majorité des jeunes qu’il faut encadrer, former, orienter, armer. Depuis le début du mois, de Gaulle a fait placarder une affiche qui proclame : «La France a perdu une bataille ! Mais la France n’a pas perdu la guerre !» Le 31 août, il s’embarque à Liverpool pour Dakar, en compagnie d’un corps expéditionnaire qui sera le noyau de la future 1re division française libre (1re DFL) ; l’objectif de cette opération conjointe franco-britannique (baptisée Menace) est de rallier par la persuasion l’Afrique occidentale française à la France Libre. C’est un échec total. En septembre 1940, deux nouveaux territoires rallient la France Libre : Tahiti et la Nouvelle-Calédonie. Ils fourniront un nouveau bataillon de volontaires (600 hommes), le bataillon du Pacifique, formé et commandé par le commandant Félix Broche (qui rejoindra le Moyen-Orient en juillet 1941). |