| De la colonne Leclerc à la 2e DB ; "l'esprit de la France Combattante" |
| La formation de la 2e DB (février 1943-juillet 1944) |
La "Force L" en Tunisie
(février-juin 1943) Rommel, partisan d'évacuer la Tunisie, est remplacé par
le général von Arnim, mais celui-ci ne parvient pas à
renverser le cours des événements. Le 20 mars, Montgomery
passe à l'offensive sur la ligne Mareth ; il se heurte à
une vive opposition ennemie, qui l'oblige à un manœuvre de
débordement, appuyée par plusieurs groupements de la Force
L. Huit jours plus tard, la prise de Gabès par Leclerc obligera
les Allemands à décrocher et permettra aux Américains
du général Patton de reprendre Gafsa. Le 2 avril, Leclerc
rencontre Giraud à Gabès : il tente vainement de le persuader
que seul de Gaulle peut réaliser l'union de tous
les Français. La Force L entre à Kairouan le 12 avril. Jusqu'au
bout, les forces de l'Axe opposeront aux Alliés une résistance
acharnée, mais l'issue des combats de peut faire de doute. Tunis
et Bizerte sont libérées le 7 mai ; le 20, Leclerc participe
au défilé de la victoire à la tête d'un détachement
de tirailleurs. Il est nommé général de division le
25 mai ; le 30, la Force L devient officiellement 2e DFL. Giraud, qui possède
encore le commandement militaire en Afrique du Nord, décide de renvoyer
en Libye cette unité beaucoup trop "gaulliste" à
ses yeux (10 juin 1943). * La "Colonne volante", commandée par le commandant Jean Rémy, était composé d'un régiment de spahis et d'une compagnie de chars de combat. Elle comprenait 314 hommes et était dotée de - notamment - 24 automitrailleuses et 14 chars. Les spahis avaient participé aux campagnes d'Erythrée, de Syrie, de Libye et à la bataille d'El Alamein. ** La France Combattante avait officiellement succédé à la France Libre le 13 juillet 1942. Dans l'esprit de De Gaulle, il convenait désormais d'associer dans une même entité - et sous une même autorité, incarnée par le Comité national français dont il était le chef - la France Libre et "la France captive", qui luttait contre l'occupant allemand et ses alliés français sur le territoire national, dans le cadre des mouvements de Résistance et des premiers maquis. Dans le même temps, les Forces françaises libres devenaient Forces françaises combattantes. Cependant, l'appellation France Libre continuera d'être employée jusqu'à la fin de la guerre et les Français libres ne renonceront jamais à leur identité. |