| De la colonne Leclerc à la 2e DB ; "l'esprit de la France Combattante" |
| La libération de Strasbourg (septembre-novembre 1944) |
| Au début de septembre, avec l'accord d'Eisenhower,
de Gaulle décide d'envoyer la 2e DB vers Strasbourg. Leclerc entame
alors une chevauchée vers les Vosges et l'Alsace, qui sera ponctuée
de plusieurs victoires spectaculaires : prise de Vittel (12 septembre),
destruction de la 112e division blindée allemande à Dompaire
(13 septembre), franchissement de la Moselle (21 septembre). Après
quoi, durant un mois, sur les rives de la Meurthe, Leclerc - qui refuse
le poste de chef d'état-major de l'armée pour se consacrer
à sa division - prépare méthodiquement la marche sur
Strasbourg. Le 31 octobre, il enlève Baccarat : "une de mes
plus belles réussites", dira-t-il. Au centre du dispositif américain, la 2e DB s'élance vers Strasbourg à la mi-novembre ; la capitale alsacienne tombe le 23 novembre. Le serment de Koufra est tenu. Le lendemain, Leclerc adresse une proclamation à la population : "Pendant la lutte gigantesque de quatre années menée derrière le général de Gaulle, déclare-t-il, la flèche de votre cathédrale est demeurée notre obsession. Nous avions juré d'y arborer de nouveau les couleurs nationales. C'est chose faite. "Cependant, faute de renforts et de matériels, Leclerc ne peut ni franchir le Rhin ni faire sa jonction, vers le Sud, avec la 1re armée française du général de Lattre (remontée de Provence). Ce n'est qu'à la fin de janvier 1945 que la 2e DB est mise à la disposition de la 1re armée pour participer à la réduction de la poche allemande de Colmar (3 février 1945) Derniers combats : la poche de Royan et la prise du "Nid d'aigle" de Hitler |