Le débarquement
de Normandie
Le 5 juin, dans la rade de Spithead, le capitaine de
corvette Patou, commandant de La
Combattante, s'adressa à son équipage,
avant de prendre l'escorte de l'un des convois de l'armada
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| La Combattante. |
alliée : "Soyez fiers, le seul bâtiment
français faisant partie des opérations rapprochées
est le nôtre. Nous serons les premiers à
faire flotter le pavillon à croix de Lorraine sur
nos côtes. "Plus d'une centaine de destroyers
anglo-saxons prendront part à la partie navale
d'Overlord - baptisée
Neptune ; une soixantaine seulement apporteront le soutien
de leur artillerie à l'assaut général,
dont le seul battant pavillon tricolore était La
Combattante. Sa mission : protéger le flanc
droit de la 7e brigade canadienne à l'ouest de
Courseulles et nettoyer les plages de son secteur avant "l'heure H" - il s'en acquitta avec efficacité.
D'autres bâtiments de la France Combattante faisaient partie de
la flotte alliée :
- deux croiseurs non FNFL de 7 500 tonnes, le Georges-Leygues
et le Montcalm, accompagnant
deux cuirassés américains devant Port-en-Bessin
(ils tireront sur les positions ennemies dans le secteur
de Bayeux pendant cinq jours)
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| Le commandant
Kieffer et ses commandos. |
- quatre frégates de 2 000 tonnes (L'Aventure,
La Découverte, La Surprise, L'Escarmouche);
- quatre corvettes (Aconit, Renoncule,
Roselys, D'Estienne d'Orves) ;
- six vedettes lance-torpilles ;
- deux navires en bout de course (le cuirassé Courbet et le cargo Forbin) seront remorqués et coulés devant
les côtes normandes pour contribuer aux fondations
des ports artificiels.
Le débarquement de Provence.
Les poches de l'Atlantique.
La France Combattante, avec en son sein trois navires des FNFL, le Tunisien, la Moqueuse et le Commandant-Dominé, auront un rôle encore plus actif lors
du débarquement de Provence (15 août 1944)
: 34 bâtiments, placés sous les ordres
de l'amiral André Lemonnier, se verront confier
une mission d'appui-feu devant les principales plages
du débarquement, entre Cavalaire et Agay. Dans
les jours suivants, plusieurs d'entre eux prendront
pour cibles des objectifs entre Cannes et Nice et, surtout,
appuieront la progression de la 1re DFL en direction
de Toulon et participeront à la réduction
de batteries côtières.
En avril-mai 1945, une petite force navale, commandée
par l'amiral Rue, prendra part au dégagement de
Bordeaux et à la prise de Royan.
La libération
de l'Empire (1941-1942)
Suite
: La marine marchande de la France Libre
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