Les derniers combats des groupes français
En novembre 1944, est créé le 1er corps aérien français,
chargé d'appuyer la Ire armée dans la campagne d'Allemagne.
En même temps, les deux groupes de bombardement lourd, "Tunisie" et "Guyenne" se voient fixer comme cibles les installations
industrielles de la Ruhr, Cologne et Duisbourg. Pendant ce temps, le groupe
Alsace opère aux Pays-Bas - où il sera relevé par Île-de-France
pour être dirigé vers l'Allemagne. De son côté,
Lorraine intervient en Allemagne du Nord, puis aux Pays-Bas. Revenu d'Italie,
où il avait appuyé les combats du CEFI (Corps expéditionnaire
français), Bretagne participe également aux campagnes d'Alsace
et d'Allemagne.
Le rôle de Normandie-Niemen
Le 15 janvier 1945, Normandie-Niemen est engagé dans la grande
offensive contre la Prusse-Orientale, assurant des missions de couverture,
d'escorte et de chasse. Successivement basé à Wittenberg
puis à Friedland, le groupe participe à l'assaut contre
la poche de Königsberg, qui capitule le 9 avril.
Après la capitulation allemande, le groupe regagne la France le
25
juin 1945, chargé de victoires (273 certaines, 37 autres probables),
d'honneurs et de gloire (sept citations, Légion d'honneur, Médaille
militaire, Croix de la libération pour l'unité et pour plusieurs
de ses pilotes, Ordres du drapeau Rouge et d'Alexandre-Newski). En deux
années de campagnes, il comptait 15 tués, 31 disparus et
6
blessés. Lors de son voyage à Moscou, en décembre
1944,
de Gaulle avait écrit sur le Journal de
marche
du groupe : "Sur la terre russe martyrisée comme la terre française
et par le même ennemi, le Régiment Normandie, mon Compagnon,
soutient, démontre, accroît la grandeur de la France." |