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  Sommaire du dossier
Les Parachutistes Français Libres (1940-1941)
Création du "Special Air Service" (1941)
Le "French Squadron" en Crête et en Libye (1942-1943)
Les premiers engagés dans la bataille de France (1944)
Les SAS du débarquement en Provence à Sennecey le Grand (1944)
Derniers combats (1944-1945)
 
 
 
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Les Parachutistes français libres du "Special Air Service"
Les Parachutistes Français Libres (1940-1941)
Le général de Gaulle veut avoir des "Paras"
Le capitaine Bergé qui a été blessé en mai 1940 près d'Arras est en convalescence dans sa famille à Mimizan sur la Côte Basque. N'acceptant pas la défaite, il parvient à s'embarquer sur l'un des derniers bateaux polonais partant de Saint-Jean-de-Luz à destination de l'Angleterre pour y poursuivre le combat.
Par ordre général n° 765 du 29 septembre 1940, le général de Gaulle crée une unité de parachutistes, "car lorsque nous nous battrons demain pour chasser l'occupant de France, les paras seront les premiers à participer au combat". Ce fut l'acte de naissance de la "Première Compagnie d'Infanterie de l'Air" et son commandement fut confié au capitaine Georges Bergé.

Formée de volontaires le premier contingent (2 officiers, 4 sous-officiers, 19 hommes) fut breveté parachutiste après un stage de sauts en novembre et décembre 1940 à Ringway près de Manchester, subissant ensuite un dur entraînement et une formation spéciale afin d’être apte à de longs efforts et à toutes formes de combat et de sabotages. C'est dans leurs rangs que seront choisis, dès 1941, ceux qui effectueront les premières missions avec armes et uniformes sur le sol de France à la demande des services de renseignements français et britanniques.

Premières missions
Dans la nuit du 14 au 15 mars 1941 le capitaine Bergé et quatre de ses hommes : Forman, Le Tac, Petit- Laurent et Renaud, sont parachutés à Elven, en Bretagne pour la première mission armée en uniforme. Elle a pour nom de code "Savanah". Son but est d’intercepter et de détruire un car et ses occupants. C’est en effet par ce moyen, d’après les renseignements des services secrets, que des pilotes allemands chevronnés et très spécialisés sont amenés chaque soir de Vannes, où ils logent, jusqu’à l’aérodrome de Meucon où leurs avions stationnent. Leur rôle est essentiel. Les pertes allemandes au cours de la bataille de Londres ont été sévères mais ont, de plus, porté sur des pilotes très confirmés. Le manque d'expérience des nouveaux rend les bombardements moins efficaces. Pour y parer, l'unité de Meucon sert de guide en repérant les objectifs avant l'arrivée des bombardiers et en les délimitant par des bombes incendiaires qui servent de repères aux escadrilles qui vont arriver.

Joël le Tac a paticipé en 1941 aux deux premières missions en France des Parachutistes de la France Libre. Resté sur le territoire, il organisa un réseau de résistance. Pris par les Allemands il sera déporté, ainsi que plusieurs membres de sa famille. Il sera fait Compagnon de la Libération.

Après deux jours de surveillances et de recherches, il s'avère que depuis peu les pilotes sont logés dans de nouvelles baraques construites sur l'aérodrome. Le car n'effectue donc plus le trajet depuis Vannes. Les paras sont ramenés en Angleterre depuis la Vendée, par un sous-marin sauf Le Tac qui regagnera Paris pour des contacts avec la Résistance. Le groupe a quand même réussi à obtenir de précieux renseignements sur la situation locale, pour de prochaines opérations.

En juillet 1941, nouvelle mission, nom de code "Joséphine B". Trois hommes : Forman, Varnier, Cabard sont parachutés près de Bordeaux pour détruire la centrale électrique de Pessac qui alimente les diesels des sous-marins allemands. Aidés par Le Tac revenu exprès de Paris, où il a créé un réseau de renseignements, ils feront sauter les installations et rejoindront l’Angleterre un mois après en passant par l’Espagne.

Suite : Création du "Special Air Service" (1941)

 

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Portraits
Le capitaine Georges Bergé, le patron des SAS

Cartes
 
Elven, mars 1941, première mission de parachutistes sur le sol français.

 

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