Le général
de Gaulle veut avoir des "Paras"
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| Le capitaine
Bergé qui a été blessé
en mai 1940 près d'Arras est en convalescence
dans sa famille à Mimizan sur la Côte
Basque. N'acceptant pas la défaite, il parvient
à s'embarquer sur l'un des derniers bateaux
polonais partant de Saint-Jean-de-Luz à destination
de l'Angleterre pour y poursuivre le combat. |
Par ordre général n° 765 du 29 septembre
1940, le général de Gaulle crée une
unité de parachutistes, "car lorsque nous
nous battrons demain pour chasser l'occupant de France,
les paras seront les premiers à participer au combat".
Ce fut l'acte de naissance de la "Première
Compagnie d'Infanterie de l'Air" et son commandement
fut confié au capitaine Georges Bergé.
Formée de volontaires le premier contingent (2 officiers, 4 sous-officiers, 19 hommes) fut breveté parachutiste après un stage de sauts en novembre et décembre 1940 à Ringway près de Manchester, subissant ensuite un dur entraînement et une formation spéciale afin d’être apte à de longs efforts et à toutes formes de combat et de sabotages. C'est dans leurs rangs que seront choisis, dès
1941, ceux qui effectueront les premières missions
avec armes et uniformes sur le sol de France à
la demande des services de renseignements français
et britanniques.
Premières missions
Dans la nuit du 14 au 15 mars 1941 le capitaine Bergé
et quatre de ses hommes : Forman, Le Tac, Petit- Laurent
et Renaud, sont parachutés à Elven, en
Bretagne pour la première mission armée
en uniforme. Elle a pour nom de code "Savanah".
Son but est d’intercepter et de détruire
un car et ses occupants. C’est en effet par ce
moyen, d’après les renseignements des services
secrets, que des pilotes allemands chevronnés
et très spécialisés sont amenés
chaque soir de Vannes, où ils logent, jusqu’à
l’aérodrome de Meucon où leurs avions
stationnent. Leur rôle est essentiel. Les pertes allemandes au cours de la bataille de Londres ont été sévères mais ont, de plus, porté sur des pilotes très confirmés. Le manque d'expérience des nouveaux rend les bombardements moins efficaces. Pour y parer, l'unité de Meucon sert de guide en repérant les objectifs avant l'arrivée des bombardiers et en les délimitant par des bombes incendiaires qui servent de repères aux escadrilles qui vont arriver.
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| Joël le
Tac a paticipé en 1941 aux deux premières
missions en France des Parachutistes de la France
Libre. Resté sur le territoire, il organisa
un réseau de résistance. Pris par
les Allemands il sera déporté, ainsi
que plusieurs membres de sa famille. Il sera fait
Compagnon de la Libération. |
Après deux jours de surveillances et de recherches,
il s'avère que depuis peu les pilotes sont logés
dans de nouvelles baraques construites sur l'aérodrome.
Le car n'effectue donc plus le trajet depuis Vannes.
Les paras sont ramenés en Angleterre depuis la
Vendée, par un sous-marin sauf Le Tac qui regagnera
Paris pour des contacts avec la Résistance. Le
groupe a quand même réussi à obtenir
de précieux renseignements sur la situation locale,
pour de prochaines opérations.
En juillet 1941, nouvelle mission, nom de code "Joséphine
B". Trois hommes : Forman, Varnier, Cabard sont
parachutés près de Bordeaux pour détruire
la centrale électrique de Pessac qui alimente
les diesels des sous-marins allemands. Aidés
par Le Tac revenu exprès de Paris, où
il a créé un réseau de renseignements,
ils feront sauter les installations et rejoindront l’Angleterre
un mois après en passant par l’Espagne.
Suite
: Création du "Special Air Service"
(1941) |