| Les SAS Français
participent les premiers aux combats de libération
de la France
En 1943, fort des succès obtenu par le "Special
Air Service" le commandement allié décide
de porter son effectif à celui d'une brigade
formée de quatre régiments, en vue de
la grande bataille qui va se livrer pour la Libération
de la France et de l'Europe. Deux régiments seront
britanniques (les 1er et 2e SAS) et deux français
(3e et 4e SAS). Chacun fort d'une quarantaine de sticks
de dix hommes. Plus tard, une compagnie belge sera intégrée à la Brigade.
Les unités françaises, avec pour noyau les anciens du "French SAS Squadron", sont composées
de volontaires évadés par l’Espagne
et de jeunes qui, en Afrique du Nord, ont souvent quitté
l’armée sous commandement de Giraud pour
rejoindre celle des Français libres. Pendant
des mois, en Écosse, ils vont connaître
le dur entraînement SAS et une formation leur
permettant de faire face à toutes les situations
en ne comptant que sur leurs seuls moyens.
Ils seront comme l'avait prédit le général
de Gaulle, les premiers engagés dans la grande
bataille de la Libération de la France.
Le 4e SAS, première unité
engagée dans Overlord
Après un séjour en camp secret pour préparer
les missions, quatre sticks du 4e SAS seront les premiers
parachutés, dans la nuit du 5 au 6 juin 1944,
avec mission de créer des bases en Bretagne pour
recevoir les renforts nécessaires afin que les
troupes allemandes stationnées dans la presqu'île
bretonne y soient bloquées et ne puissent aller
renforcer les défenses ennemies en Normandie
où va avoir lieu "Overlord", nom de code de l'opération
du débarquement.
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| Émile
Bouëtard, parachutiste SAS, né à
Pleudihen le 4 septembre 1915. Tué à
0h40, il sera le 1er de tous les soldats alliés
à mourir pour notre libération. |
Hélas, repérés, dès leurs
parachutes ouverts, les hommes du stick commandé par Marienne connaîtront
leurs premières pertes. Émile Bouetard
sera tué, près de Plumelec, une heure
seulement après qu’il ait retrouvé
le sol de France. Il sera authentiquement le premier
mort de "Overlord".
Progressivement, jour après jour, les hommes du 4ème SAS, commandés par le colonel Bourgoin et le commandant Puech Samson, vont rejoindre leur avant-garde pour réussir la mission qui leur a été confiée.
A J + 3 des équipes spéciales de sabotage de trois ou cinq hommes auront des missions ponctuelles de destruction (mission Coney-Parties). C’est ainsi que Michel de Camaret et Denis Cochin avec trois de leurs camarades feront sauter un train dans le tunnel de la Corbinière, le rendant inutilisable pour un long temps.
Regroupant autour d’eux des maquisards courageux, volontaires, qu’ils ont eu la surprise de découvrir très nombreux et encadrés. Les SAS décidèrent de les armer pour donner une autre dimension à leur mission. Malheureusement les parachutages massifs d’équipement et d’armement et les effectifs imprudemment concentrés dans la région de Saint-Marcel, alertent l’ennemi.
A Londres, le commandement est très inquiet de cette situation imprévue et dangereuse. Il donne l’ordre de la dispersion, mais l’intervention allemande devance l’évacuation, obligeant, dans la forêt de Saint Marcel, les SAS et les maquisards à livrer bataille en risquant l’encerclement.
Finalement après un combat acharné, dirigé en particulier par le Lieutenant Marienne et le commandant Puech Samson, SAS et maquisards se battront au coude à coude pour réussir une retraite, de nuit, sous une pluie battante, qui aura exigé l’intervention de l’aviation anglaise au moment le plus difficile.
Après deux mois de combat acharnés en Bretagne, mission accomplie, le 4ème SAS aura perdu sur 450 engagés 77 tués, parfois fusillés après torture, et 197 blesses.
Aujourd'hui le cimetière de Plumelec et le musée
de Saint-Marcel haut lieu de la mémoire à
la fois de la Résistance bretonne et des Paras
SAS, pérennise le souvenir de ces combats.
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| SAS de la France
Libre tués en Bretagne au cours de leur mission. |
Musée
de Saint-Marcel (Morbihan) partie réservée
aux SAS. |
Les opérations du 3e SAS
Parallèlement aux actions du 4e SAS en Bretagne,
les hommes du 3e SAS commandés par le commandant
Conan seront parachutés dans de nombreuses régions
de France tout comme leurs camarades britanniques des
1er et 2e SAS. Ce sera principalement en Vendée
avec le capitaine Fournier, dans la Vienne avec le capitaine
Simon, venant relever les rescapés du 1er SAS
britannique qui parachuté dans la région
a eu 33 tués (fusillés) sur 40, dans la
Corrèze avec le capitaine Vauthier, dans la Creuse
avec le lieutenant Hubler, dans le Lyonnais avec le
lieutenant Hourst. Partout la mission sera de désorganiser
les arrières ennemis, d'y provoquer l'insécurité
pour y fixer un maximum d'effectifs ennemis.
Dans le Finistère les sticks du capitaine Sicaud
et du lieutenant Tupet-Thomé vont porter main-forte
aux hommes de Bourgoin et mission accomplie, ils seront
peu après à nouveau parachutés
dans le Doubs.
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| Mission Marshall
(Corrèze) capitaine Wauthier. |
Plaque apposée
à Pont-de-Roide (Doubs) en souvenir de la
mission des sticks SAS de Sicaud et Tupet-Thomé. |
Ferme de Kereonec
(Finistère Nord), où les SAS ont établi
une base. |
Le
"French Squadron" en Crête et en Libye
(1942-1943)
Suite
: Les SAS du débarquement en Provence à
Sennecey le Grand (1944) |