Général Georges Bergé

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Le général Georges Bergé (1909-1997)

Alors que la presse française annonçait bien discrètement la disparition du général Bergé le 15 septembre, le vénérable Times britannique faisait sur sept colonnes l’éloge de celui qui fut le fondateur de la première unité de parachutistes de la France Libre.
Né au début de 1909 dans le Gers, officier d’active, il sera volontaire pour participer avant la guerre à l’entraînement des premiers parachutistes au sein du 601e groupement d’infanterie de l’air à Avignon-Pujaut, mais c’est comme fantassin qu’il sera blessé à trois reprises en 1939-1940 avant d’être nommé capitaine.
L’armistice survient alors qu’il est en convalescence chez ses parents dans les Landes. Il décide immédiatement de rejoindre la Grande-Bretagne en s’embarquant à Saint-Jean-de-Luz pour arriver à Plymouth le 23 juin.
Le lendemain, il est reçu par le général de Gaulle, à qui il propose de former une unité de parachutistes ; le général se dit intéressé. Bergé lui présente son projet à la mi-août et, dès le 29 septembre 1940 était créé la 1re Compagnie d’Infanterie de l’Air (au sein des FAFL), sous le commandement du capitaine Bergé.
Son enthousiasme et sa détermination de Gascon lui permirent de rassembler rapidement des jeunes volontaires qui après un entraînement intensif, furent admis au centre de formation de parachutistes de Ringway, près de Manchester, puis à suivre des stages de sabotage à la fin de 1940.
La première mission de combat fut exécutée par Bergé et quatre de ses hommes à la mi-mars 1941. C’était la mission « Savannah », en Bretagne.
Il s’agissait d’attaquer et de détruire les cars transportant les pilotes et navigateurs qui logeaient à Vannes et décollaient de la base aérienne de Meucon. Ces aviateurs allemands étaient des spécialistes du balisage qui devaient la nuit guider les bombardiers sur Londres, Coventry, etc.
Les paras, largués de nuit près d’Elven avec de lourdes charges d’explosifs, attendirent trois jours avant d’apprendre que, par sécurité, les équipages ne quittaient plus la base.
Les renseignements qui justifiaient une telle opération dataient malheureusement. La mission fut néanmoins très riche en enseignements dont allaient bénéficier les missions britanniques et françaises qui suivirent.
Bergé prit des contacts à Paris, Nevers, Mimizan, Bayonne, où des embryons de réseaux de résistance furent mis en place.
Le retour était prévu par sous-marin et s’effectua de façon très acrobatique, le 5 avril 1941, sur le Tigris au large des Sables-d’Olonne. À Londres, Georges Bergé, fêté, fut longuement interrogé et apporta une masse de renseignements. Il avait démontré que l’action de commandos parachutistes – qui préfigurait le SAS – était possible. Le prestige des Free French fut rehaussé. Churchill félicita personnellement ce courageux précurseur.
Le capitaine Bergé ne perdit pas de temps pour faire bénéficier ses hommes d’une fraîche mais riche expérience, et de nouvelles missions furent rapidement décidées. La première compagnie comprenait en mai 1941 une centaine de parachutistes, dont neuf officiers.
Afin de renforcer la présence française sur le théâtre d’opérations du Moyen-Orient, le général de Gaulle donna son accord pour que la moitié des paras s’embarque le 21 juillet ; l’autre moitié rejoignit le BCRA et forma le premier noyau des agents parachutés en France qui s’illustrèrent et payèrent très cher leur contribution à la victoire.
Après avoir contourné l’Afrique, Bergé et ses hommes arrivèrent via Suez à Damas, où ils poursuivirent leur instruction.
Le capitaine Bergé se démenait, recrutant des volontaires très motivés, et finalement fut autorisé, fin décembre, à rejoindre le Special Air Service qui s’entraînait à Kabret, en Égypte, commandé par un jeune major écossais, David Stirling, qui venait de créer l’unité mais avait déjà à son actif quelques raids sur les centres stratégiques ennemis. Stirling, ayant appris la présence de Bergé (premier officier français décoré de la Military Cross) au Moyen-Orient, avait de son côté utilisé tous les moyens pour obtenir l’accord du général de Gaulle afin de récupérer ces Français ardents et impatients de combattre. Les deux hommes s’entendirent immédiatement et projetèrent ensemble les futures missions.
À ce moment, Malte, position stratégique, était sérieusement menacée. Un important convoi naval devait coûte que coûte ravitailler l’île en partant d’Alexandrie. Ce convoi était particulièrement vulnérable dans le passage relativement étroit entre la Crète et la côte de Cyrénaïque.
Il fallait donc neutraliser l’aviation ennemie pendant que les bateaux passaient cette zone dangereuse. Les SAS de Stirling et de Bergé furent chargés de cette opération.
Dans la nuit du 12 au 13 juin 1942, huit aérodromes situés sur la côte devaient être attaqués. Montés sur des Jeep armées de mitrailleuses, ils devaient, après un long détour par le désert libyen, déboucher par surprise et détruire le maximum d’avions d’attaque.
Bergé, lui, devait avec cinq compagnons débarquer d’un sous-marin près des côtes du nord de la Crète, non loin d’Héraklion, et, après une lente marche d’approche, pénétrer sur la base aérienne pour détruire à l’explosif le plus d’avions possible. Mission particulièrement réussie : 22 avions, dont en majorité des JU 88, furent cloués au sol (1).
Alors qu’ils tentaient de rejoindre, sur la côte sud, un bateau de pêche qui devait les récupérer, ils furent découverts et au cours du combat qui suivit le plus jeune d’entre eux, Leostic, fut tué.
Deux rescapés revinrent, le lieutenant G. Jellicoe, officier britannique, parti à l’avant avec un officier grec pour repérer la zone de réembarquement.
Bergé et les deux autres survivants, menacés à plusieurs reprises d’être fusillés, furent finalement conduits en Allemagne. Dans la citadelle de Colditz viendront le rejoindre en 1943 le colonel David Stirling et le capitaine A. Jordan, qui avait pris le commandement du French Squadron après la disparition de Bergé. Tous deux avaient été capturés en cours de mission en Tunisie début 1943.
Libéré au printemps 1945, il apprendra avec fierté que, autour des survivants de la 1re compagnie, s’était formé le 2e RCP/4e SAS. Le lieutenant-colonel Bergé rejoindra le cabinet militaire du général de Gaulle puis l’EM général de la Défense nationale, colonel puis général de brigade, il commandera des unités parachutistes où ses qualités d’homme d’action, de précurseur seront très appréciées, et il prendra sa retraite en 1962. Le général Bergé était Compagnon de la Libération, commandeur de la Légion d’honneur, grand officier de l’ordre national du Mérite, titulaire de nombreuses décorations françaises et étrangères, dont la Military Cross.
Ses obsèques ont eu lieu le 19 septembre à Mimizan, suivis d’une cérémonie le 29 en mémoire des premières missions en France.
Entourant ses enfants, petits-enfants et Mary son épouse, de nombreuses personnalités civiles et militaires étaient présentes. Trois Compagnons de la Libération : Augustin Jordan, qui avait remplacé Georges Bergé après sa capture, Pierre Puech-Sanson, qui commanda la 4e SAS français en Belgique et en Hollande, et Clément Engels de la 1re DFL ainsi que son vieil ami lord Jellicoe, président de la SAS Regimental Association, qui avait été son compagnon en Crète, et de nombreux anciens SAS, dont quelques rares survivants de la 1re compagnie.
Le colonel Stoltz et son 1er RPIMa, dépositaire des traditions des SAS français, participèrent à l’ensemble des cérémonies.
Ils étaient tous venus rendre un dernier hommage au premier des parachutistes de la France Libre, homme d’honneur, ardent patriote, qui avait su transmettre sa volonté et sa farouche énergie à ses hommes.

(1) Non seulement cloués, mais détruits (NDLR).

Extrait de la Revue de la France Libre, n° 300, 4e trimestre 1997.

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