Jacques Pontillon

Jacques Pontillon

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Jacques Pontillon en compagnie de l’amiral Philippe de Gaulle et de M. Henri Duvillard (RFL).

Le 28 mai 1990, le général Simon, chancelier de l’ordre de la Libération, président de l’Association des Français Libres, remet à Jacques Pontillon la croix de chevalier de la Légion d’honneur.
Le 12 mai 1991, Jacques n’est plus, succombant au Val-de-Grâce des suites d’une grave maladie, supportée avec le courage qui fut le sien tout au long d’une trop brève existence.
Aux obsèques assistaient notamment l’amiral Philippe de Gaulle, le général et Mme Simon, M. Duviliard, Mme Violette Rougier-Lecocq, M. de Bresson.
Sa carrière ?… laissons au général Simon la tâche, le devoir de l’évoquer en reproduisant le texte de l’allocution qu’il prononçait, précisément le 28 mai 1990.
« Né à Paris en 1925, après de solides études secondaires, Jacques Pontillon se préparait à l’entrée à l’École des arts et métiers quand commença la guerre 1939-1940.
Répondant à l’Appel du général de Gaulle, il fait partie de cette petite phalange de Français qui n’ont pas désespéré de la France quand tout semblait perdu.
Il participe à la manifestation des étudiants à l’Arc de Triomphe le 11 novembre 1940.
Cette manifestation fut, comme vous le savez, réprimée avec la plus grande brutalité et Jacques Pontillon, la rage au cœur, décida désormais de profiter de toutes les occasions pour résister à l’occupant.
Il distribue des tracts dans la région parisienne et fait partie du mouvement de résistance « Défense de la France » auquel appartenait dès sa création Geneviève Anthonioz de Gaulle.
Dénoncé à la Gestapo il est arrêté le 7 septembre 1943. Interné à Fresnes, il subit avec le plus grand courage de nombreux interrogatoires au cours desquels il ne livre aucun renseignement susceptible de compromettre l’activité de son réseau.
Il est jugé par un tribunal militaire allemand et condamné à la déportation.
Immatriculé sous le numéro 7000 il est déporté malgré son jeune âge au camp de Natzweiler. Il est ensuite transféré à Dachau, au Struthof, à Gross-Rosen en Silésie, puis à Sachsenhausen où il est libéré le 2 mai 1945 par les troupes soviétiques dans un état de grande déficience physique.
Il est hospitalisé à l’hôpital de Lunebourg et rapatrié en France le 11 juin 1945.
Il a 25 ans et reprend ses études en 1946.
En 1949, il entre à la Sécurité nationale, mais est obligé de démissionner pour raisons de santé.
Il est fait médaillé de la Résistance par décret du 24 avril 1946 pour les services rendus dans la lutte clandestine et l’attitude exemplaire qui fut la sienne dans les camps de concentration.
Désireux de poursuivre au sein des associations regroupant les résistants et les victimes de la déportation, le combat qu’il avait mené au péril de sa vie dans les mouvements et les réseaux, il se consacre d’une façon entièrement bénévole aux activités de diverses associations et plus particulièrement à celle de l’Association nationale des médaillés de la Résistance.
Grand invalide de guerre, en dépit des séquelles de ses blessures, Jacques Pontillon continue à se dévouer sans compter pour participer à la bonne marche de l’Association et pour aider ses camarades en difficulté.
Et je me souviens du travail considérable qu’il a fourni auprès du colonel Arnould lorsque celui-ci, ses forces déclinant, conservait la direction de l’Association.
Nombreux sont les exemples qui nous prouvent son engagement personnel, désormais aux côtés du président Jean-Jacques de Bresson, au bénéfice d’une association qui lui est chère.
Votre disponibilité est totale pour les préparations des congrès, les reconnaissances, les déplacements longs et fatigants.
Votre fidélité en amitié, votre générosité sont les traits marquants de votre personnalité. Vous êtes un homme de cœur à l’écoute des autres et tous les camarades savent que l’on peut s’adresser à vous en toutes circonstances.
Pour reconnaître les services éminents que vous avez rendus à notre pays, je vais vous remettre les insignes de la Légion d’honneur que vous a conférés le gouvernement. Au revoir Jacques… bravo et merci ! »

Extrait de la Revue de la France Libre, n° 274, 2e trimestre 1991.

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