Père Pierre Lacoin

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Le Père Pierre Lacoin, frère Marie en religion, nous a quittés à l’âge de 80 ans.
L’inhumation a eu lieu samedi 9 mars à l’abbaye de la Trappe de Bricquebec (Manche) où il avait passé 53 ans de sa vie. Après avoir combattu sur le front de Dunkerque comme sergent-chef dans un régiment d’infanterie, blessé, il est évacué sur la dernière vedette qui s’échappe du camp retranché vers l’Angleterre.
Il y est soigné, regagne le Cotentin sur un bateau de pêche pour y découvrir que les Allemands sont là.
Il s’échappe à nouveau, dissimulé sous les journaux d’une camionnette d’« Ouest France » et parvient à Dax, dans la propriété familiale.
Il se fait conduire en voiture à Saint-Jean-de-Luz, le 18 juin 1940 et réussit à embarquer sur le Batory à destination de l’Angleterre pour se rallier immédiatement à la France Libre.
Son goût pour la mécanique l’amène tout naturellement à rejoindre la 1re Compagnie de Chars qui devait devenir le glorieux 501.
Affecté au bataillon de fusiliers marins au départ de la Grande-Bretagne sur le S/S Westerland, il accompagne une section de ceux-ci sur l’aviso Commandant Duboc le 23 septembre 1940 lors de la tentative de débarquement. Pour la première fois, à la France Libre, il administre les derniers sacrements à l’aspirant Crémel, au Q/M Broudin et au Q/M Dupuis (tous trois faits Compagnons de la Libération à titre posthume) atteints mortellement par la batterie côtière.
Après un intermède comme aumônier du 1er stage d’EOR à Brazzaville, il participe aux campagnes de Syrie, Libye, notamment à Bir-Hakeim où son courage et son infatigable dévouement forcent l’admiration et la reconnaissance de tous.
Puis, après la Tunisie, est appelé en Grande-Bretagne où il est affecté à l’état-major de l’amirauté, où il avait été plus spécialement détaché aux MTB, 23e flottille de Darnmouth (création 1942).
Dès le défilé de la victoire, en 1945, il rejoint « sa Trappe » s’arrachant à cette France Libre à laquelle il avait tant donné. Il consacre les sorties de sa retraite à visiter les familles de nos disparus et soulager les détresses innombrables de cette région du Cotentin si particulièrement touchée. Faisant encore la preuve une nouvelle fois, d’une débordante activité, d’une imagination et d’une largeur d’esprit sans limites, que, ni le manque de moyens matériels, ni les multiples accidents corporels qui l’éprouvèrent durement, ne rebutèrent jamais.
Il n’oubliera jamais « ses » fusiliers marins leur réservant une part prioritaire dans ses préoccupations, ses démarches et ses prières toujours prêt à soulager une peine.
Avec juste raison, le Père Abbé, dans son oraison funèbre, a évoqué, pour représenter frère Marie, le personnage légendaire de Cyrano de Bergerac. Il en avait l’intrépidité, la générosité, le mépris des conventions et l’éternelle jeunesse.
De nombreux fusiliers marins (dont le président de leur amicale, M. Velche) se trouvaient aux côtés de la famille Lacoin, pour accompagner leur aumônier jusqu’à sa dernière demeure.
Au nom des présents et de ceux qui auraient aimé pouvoir l’être, au nom de ceux qui l’avaient si bien connu, le capitaine de frégate (H) Le Bourgeois a rendu devant sa tombe le dernier hommage de ses camarades marins, en ajoutant le témoignage personnel de celui qui fut un témoin privilégié, non seulement de son action pendant la guerre, mais de celle qu’il poursuivit dangereusement pour une bonne cause en temps de paix.

Extrait de la Revue de la France Libre, n° 254, 2e trimestre 1986.

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