Né en 1903 à Paris, normalien, agrégé
d’histoire, journaliste, militant socialiste, il
est sous-chef du cabinet du ministre des Colonies François
Piétri (1930).
Chargé par Léon Blum de la politique étrangère
à la radio nationale (1936), il est révoqué
par Edouard Daladier, en raison de son hostilité
aux accords de Munich (janvier 1939).
Lieutenant au 5e RI, puis capitaine (mars 1940), il entre
au réseau du Musée de l’Homme (janvier
1941) et devient le rédacteur en chef du journal
Résistance.
Intégré à la Confrérie Notre-Dame
de Rémy (novembre 1941), il rédige une série
de rapports destinés au général de
Gaulle, qui constituent une analyse extraordinairement
fouillée de la situation en France occupée.
Dans son “Rapport politique” (avril 1942),
il annonce un renouvellement profond de la vie politique
française et apparaît comme l’inspirateur
d’une Résistance en train de se structurer.
Il joue un rôle essentiel dans les liaisons entre
la Résistance intérieure et la France Libre.
Adjoint de Passy à la tête du BCRA (octobre
1942), il est chargé de la mission Arquebuse-Brumaire
destinée à mettre sur pied l’administration
provisoire de la Libération (janvier-mai 1943).
Après de nouvelles missions en France, il est arrêté
en Bretagne (février 1944) et se suicide au siège
de la Gestapo, à Paris pour ne pas parler (22 mars
1944).
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