Né en 1904 à Vannes (Morbihan), d’abord
attaché à la banque de France (1924), puis
producteur de cinéma.
Rallié à la France Libre, affecté
aux services de renseignement, il est l’un des premiers
envoyés de Passy en France occupée, avec
la mission de surveiller les mouvements de l’ennemi
sur la côte atlantique (août 1940).
Il fonde la “Confrérie Notre-Dame”
(CND), en liaison avec l’Organisation civile et
militaire (OCM) du colonel Touny(novembre 1940).
Les renseignements transmis à Londres par la CND
permettent, entre autres exploits, l’interception
du Bismarck (mai 1941), l’immobilisation en rade
de Brest des cuirassés Scharnhorst et Gneisenau,
ainsi que la préparation du raid britannique sur
Bruneval (février 1942).
Recherché par la Gestapo, Renault – rebaptisé
“Rémy” - regagne Londres avec les plans
des défenses du mur de l’Atlantique, qui
seront utilisés lors de la préparation de
l’opération Overlord.
En son absence, le réseau qu’il a mis en
place continue de fonctionner avec une efficacité
croissante.
Revenu en France, Rémy organise les premiers contacts
entre la France Libre et le parti communiste : il amènera
ainsi à Londres Fernand Grenier, représentant
mandaté du PC clandestin (janvier 1943).
Pratiquement démantelée, la CND continue
dans le cadre du réseau “CND-Castille”
, dirigé par un adjoint de Rémy, le colonel
Marcel Verrière (novembre 1943).
De Rémy, sir Claude Dansey, l’un des chefs
de l’Intelligence Service, dira : ”C’est
le plus extraordinaire agent que j’aie rencontré
au cours de ma longue carrière.
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