Prise de Mayumba au nom de la France Libre

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Voici le récit succinct des événements du dimanche 15 septembre 1940, qu’on pourrait intituler « La Conquête de Mayumba ».

Je le fais d’après les paroles du commandant Parant lui-même et celles de deux autres témoins oculaires.

Comme M. Poeydemenge, administrateur, l’a indiqué sur ce journal, le transport S/S Cap des Palmes, avec une petite compagnie de débarquement (50 hommes) composée de tirailleurs du Gabon et de soldats et sous-officiers européens, a mouillé dans la baie de Mayumba, le 15 au matin, en compagnie du sous-marin Poncelet, commandant Bertrand de Saussine.

Les troupes ont commencé à débarquer et ont formé les faisceaux sur la plage du poste ; les officiers en grande tenue ont été reçus par le chef du département, M. Poeydemenge. Ils paraissaient, semble-t-il, très sûrs d’eux-mêmes et avaient déclaré à certains Européens qui étaient venus les saluer « qu’ils amenaient des renforts » pour résister coûte que coûte aux gaullistes de Pointe-Noire et que si un avion s’amusait à les survoler, ils avaient ordre de tirer sur lui.

Pendant ce temps-là, Pointe-Noire avait été alerté et en deux voyages, le Bloch trimoteur amena environ un groupe de tirailleurs avec deux F.M. au terrain de Mayumba. Au dernier voyage, le commandant Parant, le capitaine Bellenger, le quartier-maître Despoix débarquèrent aussi. À noter que les indigènes n’avertirent pas le poste de la présence insolite de cet avion, ou du moins très tard et en exagérant (3 avions, etc.) la forêt et les vallonnements masquaient totalement le terrain d’aviation aux vues du poste. Ces trois Européens, en compagnie de deux aviateurs armés de mousquetons, se mirent en marche vers le poste avec 9 tirailleurs. C’était environ midi. Sur la piste, ils voient venir à eux les miliciens, sergent en tête ; et il leur semble qu’ils manœuvrent les culasses de leurs fusils.

Mais à la vue des galons des officiers, ils se rangent et présentent les armes. Très calme, le commandant Parant les salue et leur ordonne de le suivre, ce qu’ils font sans tarder. Le sergent apprend au commandant que deux bateaux sont en rade. C’est donc trop tard. Très courte hésitation et en avant… Despoix et un aviateur montent directement à la T.S.F., ils rencontrent en chemin M. Gorce, administrateur, qui, stupéfié, court aux nouvelles.

Le reste de la troupe arrive sur la place du poste, une section de tirailleurs est au repos. « Aux faisceaux », le sous-officier indigène fait présenter les armes au commandant. Puis, avant que les hôtes de la case administrative aient eu le temps de se rendre compte de quoi que ce soit, ils voient arriver le commandant, la gaine du revolver ostensiblement ouverte, escorté de deux tirailleurs baïonnette au canon et couverts par un fusil-mitrailleur mis en batterie sur l’entrée de la maison, tandis que les quelques autres tirailleurs disponibles sont placés bien en vue aux points stratégiques.

« Messieurs, ne tentez aucune résistance, le poste est encerclé et tenu par mes hommes, mon bataillon est dans la forêt près de la lagune, j’ai trois avions ici à ma disposition, les bateaux avec des renforts vont arriver, vous êtes à ma merci. »

Après ce discours et les présentations, le commandant du sous-marin dit ou à peu près : « C’est bien, nous partons. » Alors vous avez quatre heures, pour faire vos malles et embarquer, ajoute le commandant Parant, à l’intention des gens du poste qui désirent partir pour Libreville.

Tout se passe très courtoisement de part et d’autre et vers 18 heures, le sous-marin et le Cap des Palmes repartaient comme ils étaient venus, emmenant M. et Mme Poeydemenge, M. Gorce, l’adjudant-chef Bosset, chef de la station radio qui était remplacé par le quartier-maître radio Despoix.

L’action, « Libérer la France » et lui rendre sa fierté de nation indépendante, était commencée.

 

Extrait de la Revue de la France Libre, n° 180, mai-juin 1969.

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