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| La libération
de Paris.Le 25 août 1944, au matin. La 2e
DB en vue des Invalides. |
Au moment de la libération de Paris, le général
de Boissieu, alors capitaine, qui avait été
d’abord officier de liaison à l’état-major
du général Leclerc après avoir servi
à l’état-major particulier du général
de Gaulle à Londres, est devenu responsable du
PC-avant du général commandant la 2e DB
et de l’unité blindée qui est à
sa disposition, l’«escadron de protection.»
Il se trouve donc à un poste d’observation
particulièrement favorable, aux côtés
du général Leclerc, pour suivre toute
l’affaire. Nous le remercions vivement d’avoir
bien voulu nous faire connaître la remarquable
et secrète entente de Gaulle-Leclerc pour la
libération de Paris.
*
Sur le point d’écrire son très
bon livre «Paris brûle-t-il?», Dominique
Lapierre vint me voir à Saint-Germain-en-Laye,
où je commandais la 2e brigade blindée,
héritière des traditions de la 2e DB.
Répondant à ses questions, je lui faisais
remarquer que c’était à Alger, fin
1943, que s’était décidée
la libération de Paris par la 2e DB.
Il ne retint pas ce fait historique; de même,
le film qui en fut tiré sembla l’ignorer.
Par contre, le scénario insiste longuement sur
la mission Gallois-Cocteau, chef d’état-major
du colonel Rol-Tanguy.
Quelle est donc l’histoire de cette mission et
de son issue?
Le 20 août, le docteur Monod, résistant,
patriote, ayant un laissez-passer médical, prend
contact avec le commandant Gallois-Cocteau pour lui
proposer de l’emmener jusqu’à la
ligne de contact entre les Allemands et les Américains,
afin de demander à ceux-ci de se hâter
de venir libérer Paris.
Le 21 août, après beaucoup d’aventures
assez bien retracées dans le film «Paris
brûle-t-il?», le contact est pris du côté
de La Ferté-Alais, dans la vallée de la
Chalmette. Gallois-Cocteau est emmené au PC du
général Patton, à Courville. Patton
reçoit avec amitié cet émissaire
de la Résistance, mais il lui dit que la prise
de Paris n’est pas prévue dans les plans.
Gallois-Cocteau, qui avait entendu parler de la division
Leclerc par les Américains, fait croire qu’il
connaît personnellement le général
et demande à aller le saluer.
Depuis le 16 août, la 2e DB n’appartient
plus à la Ille armée de Patton, mais est
affectée à la lre du général
Hodges. En conséquence, les Américains
envoient Gallois-Cocteau au PC du groupe d’armées,
c’est-à-dire à l’échelon
au-dessus, chez le général Bradley, à
proximité du Mans, où il rencontrera effectivement
le général Leclerc, mais le commandant
de la 2e DB avait déjà en poche l’ordre
de marcher sur Paris. Ce n’est donc pas cette
mission qui provoqua l’ordre de progresser vers
la capitale du haut commandement allié.
Quant aux autres missions de liaison, dont parle Dominique
Lapierre, celle de Rolf Nordling, frère de Raoul,
consul de Suède à Paris, assisté
d’Alexandre de Saint-Phalle et de l’Autrichien
Poch Pastor, sans oublier celle du major allemand Bender,
nous les retrouverons à Rambouillet le 23 août,
c’est-à-dire à un moment où
l’affaire de Paris sera déjà largement
entamée.
Comment cette libération de Paris par une grande
unité française a-t-elle été
organisée? C’est l’objet de cet article.
La première fois que l’on parla de la participation
d’une grande unité française au
débarquement allié par le nord, c’est
le 18 septembre 1943, dans un mémorandum du Comité
Français de Libération Nationale aux grands
responsables alliés, Roosevelt, Churchill et
Staline, dans lequel il était dit, au sujet de
l’emploi des forces françaises, qu’il
faudrait qu’au moins une division blindée
française soit transportée à temps
en Angleterre «pour assurer la libération
de Paris». Cela est rappelé par le général
de Gaulle dans ses mémoires, au chapitre Combat.
Le général Leclerc avait à Alger
un officier de liaison très habile et fort bien
renseigné, le commandant Verdier, qui avait été
mis dans la confidence par un camarade. Le 5 décembre
1943, Leclerc me convoqua pour me demander d’aller
porter une lettre au général de Gaulle,
faisant le point de ce qui manquait encore comme matériels
à la 2e DB pour devenir opérationnelle,
au cas où le choix du gouvernement tomberait
sur elle pour aller en Angleterre. Le général
de Gaulle confirma qu’un mémorandum avait
été envoyé aux grands responsables
alliés le 18 septembre pour cette participation
au débarquement en Normandie d’une division
blindée française. Il sourit quelque peu
de la crainte exprimée dans sa lettre par le
général Leclerc de voir une autre division
que la sienne choisie pour cette mission en France.
Il me dit :
«Vous direz au général Leclerc
que j’attache une telle importance à ce
que ce soit sa division qui soit choisie que, s’il
le fallait, les matériels d’artillerie
et les blindés qui lui manquent seraient pris
dans une autre grande unité. Votre division sera,
je l’espère fermement, mise à la
disposition du commandement allié en Europe,
mais dites bien au général Leclerc qu’il
se peut que j’aie besoin de lui pour une mission
nationale essentielle; que, dans ce cas, il ne devrait
obéir qu’à mes seules instructions.
Comme l’ambiance avec les Alliés n’est
pas bonne, tout peut arriver. Les politiciens américains
manœuvrent contre moi, en particulier Roosevelt
semble vouloir imposer l’AMGOT (administration
militaire des territoires occupés) en France,
ainsi qu’une monnaie en francs… imprimée
par le Trésor américain. Tout cela est
intolérable et, à la première occasion,
je rentrerai en France avec ou sans le consentement
des Alliés. De cela vous ne devez parler qu’au
général Leclerc, qui doit conserver la
chose secrète, même pour ses plus proches
collaborateurs. Si les Alliés se doutaient de
quoi que ce soit, ils trouveraient n’importe quel
prétexte pour ne pas transporter la 2e DB en
Angleterre. Je dois voir le général Eisenhower
en décembre, tout se décidera lors de
cette conversation. À la différence de
Roosevelt, qui comprend mal les affaires françaises…
Eisenhower, lui, comprend nos problèmes politiques.
Enfin, le comportement exemplaire des troupes françaises
du général Juin en Tunisie ou en Italie
lui a montré, en tant que commandant en chef,
tout le parti qu’il pouvait en tirer. Dites bien
au général Leclerc de ne pas se tracasser
: si j’obtiens le transport d’une division,
c’est la sienne qui ira en Grande-Bretagne.»
De Temara, le général Leclerc fit un
accueil enthousiaste à mon compte rendu. Il ne
tarit pas d’éloges sur la clairvoyance
du général de Gaulle, puis après
un moment de réflexion, il murmura : «Apprêtez-vous
à repartir pour Alger avant l’entretien
du général de Gaulle avec Eisenhower,
je veux qu’il sache que j’ai bien compris
ce qu’il attendait de moi.»
Le 14 décembre, je repartis donc pour Alger
avec une nouvelle lettre du général Leclerc.
Le général de Gaulle la lisait et y répondait
aussitôt. Il confirmait que les pourparlers au
sujet du transport de la 2e DB se poursuivaient, que
les bateaux avaient été trouvés.
Dans ses commentaires, il était dit que ses rapports
avec le gouvernement américain étaient
si mauvais qu’il se pourrait que toute communication
télégraphique soit coupée au moment
du débarquement, entre Alger et Londres. Il faudrait
donc que le commandant de la 2e DB ne se laisse jamais
enfermer dans des missions purement tactiques au seul
profit du commandement allié mais qu’il
puisse se dégager éventuellement pour
une mission purement nationale et française,
par exemple le rétablissement de l’autorité
de l’État à Paris : «Parmi
les hypothèses pour mon retour en France, il
y a l’entrée dans Paris avec votre division.»
Puis, prenant une feuille de papier, il écrivit
qu’il nommait le général Leclerc
gouverneur militaire de Paris par intérim, c’est-à-dire
avant l’arrivée du général
Kœnig : c’était le 14 décembre
1943!
La veille de notre départ pour l’Angleterre,
le 7 avril 1944, le général de Gaulle
vint inspecter la 2e DB au Maroc. Le général
Leclerc avait réuni tous les officiers dans le
casino de Temara et là, dans un grand silence,
le général de Gaulle nous annonça
que nous allions être la première grande
unité française de l’armée
de terre à débarquer sur les côtes
de France, que nous aurions sûrement des missions
très importantes à accomplir, qu’il
avait confiance en nous et qu’il nous le prouverait…
Lors de la conversation privée avec le général
Leclerc, il sera formel : l’objectif de la 2e
DB serait la libération de Paris.
Dans la très belle lettre que le général
Leclerc écrira le surlendemain 9 avril 1944,
que dit-il? : «En terminant, je ne forme qu’un
souhait, Mon Général, c’est de pouvoir
vous accueillir et vous saluer prochainement dans une
grande ville française libérée,
comme à Douala en 1940.» Le général
Leclerc ne peut être plus clair sans enfreindre
les consignes…
Pendant tout son séjour en Angleterre, il pousse
les états-majors alliés à faire
débarquer sa division suffisamment à temps
pour participer à l’exploitation vers Paris,
après la rupture du front de Normandie, sans
le dire ouvertement. À force de démarches
réussies, la 2e DB se trouve affectée
au XVe CA américain, sous l’autorité
du général Patton, commandant la Ille
armée américaine.
Le 1er août, elle commence son débarquement
à Utah-Beach; le front allemand vient de céder
dans la région de Saint-Lô et, selon le
plan allié, notre division se voit lancée
dans un vaste mouvement tournant pour venir attaquer
du Mans vers Alençon et Argentan ce qui subsiste
du groupe d’armées de Rommel. La mission
convient parfaitement au général Leclerc
: la rupture du front vers Alençon, la prise
d’Alençon, l’arrivée aux lisières
d’Argentan le 12 août sont suffisamment
connues pour qu’il ne soit pas nécessaire
de s’étendre sur le sujet. Dans ces combats,
la 2e DB avait perdu 141 tués, 78 disparus, 618
blessés, 38 chars moyens ou TD, 15 chars légers,
12 automitrailleuses et sept canons automoteurs; elle
avait infligé à l’ennemi des pertes
considérables :4 500 tués, 8 800 prisonniers,
32 chars lourds, 86 chars moyens, 25 canons automoteurs
et 700 véhicules de toute nature (chiffres alliés).
Le 15 août, les officiers de liaison américains
font savoir au général Leclerc que le
commandement américain a l’intention de
faire participer la 2e DB à la destruction des
éléments de la poche de Falaise, en direction
de Trun-Chambois. Le général Leclerc pense
à sa mission éventuelle sur Paris, aux
directives du général de Gaulle et ne
veut pas se laisser accaparer par cette opération.
Il fait remarquer aux Américains que ce n’est
pas une mission de division blindée que d’aller
attaquer des unités enterrées et retranchées.
Les Américains semblent se laisser convaincre.
Le 16 août, un seul groupement de la 2e DB sera
autorisé par le général Leclerc
à flanc-garder l’opération américaine
en direction de Trun-Chambois; mais, en fin de journée,
une nouvelle met le général au comble
de la fureur : la 2e DB quitte la Ille armée
de Patton pour passer à la Ire armée du
général Hodges, qui a pour mission de
faire face à l’ouest et de liquider
les résistances de Bretagne. La mission vers
Paris semble compromise!
C’est alors que le général Leclerc,
conformément aux instructions qu’il avait
reçues, choisira l’intérêt
national en forçant la main des Américains.
Il prépare de sa propre initiative l’envoi
d’une reconnaissance en force sur Paris.
Le 21 août, je suis chargé d’occuper
les deux officiers de liaison américains, afin
qu’ils n’assistent pas aux préparatifs
de départ du détachement Guillebon vers
Paris et n’alertent pas leurs supérieurs.
Pendant ce temps, le général de Gaulle
avait quitté Alger le 18 août et était
arrivé le 20 au matin à Maupertuis. Il
se dirigea aussitôt vers le QG d’Eisenhower.
Il décrit dans ses Mémoires la manœuvre
du commandant en chef, puis s’exprime ainsi :
«Le plan du commandant en chef me parut tout à
fait logique, sauf sur un point dont je me souciais
fort : personne ne marchait sur Paris. J’en marquais
à Eisenhower ma surprise et mon inquiétude...
Eisenhower ne me cacha pas son embarras.»
Le général de Gaulle conclut : «L’incertitude
d’Eisenhower me donnait à penser que le
commandement militaire se trouvait quelque peu entravé
par le projet de politique poursuivi par Laval, favorisé
par Roosevelt, et qui exigeait que Paris fût tenu
à l’abri des secousses. À ce projet,
la Résistance venait sans doute de mettre un
terme en engageant le combat.»
Le 21 août, c’est-à-dire le lendemain
de cette entrevue, le général de Gaulle
ayant reçu de nouveaux renseignements graves
sur la situation dans la capitale, en particulier celui
de l’abandon éventuel de la préfecture
de police sous la menace des chars allemands, écrit
cette fois, depuis Rennes, au général
Eisenhower : «Je crois qu’il est vraiment
néces-saire de faire occuper Paris au plus tôt
par les forces françaises et alliées,
même s’il devait se produire quelques combats
et quelques dégâts à l’intérieur
de la ville…»
Dans la matinée du lendemain 22 août,
le général de Gaulle reçoit le
chef d’escadron Weil, officier de liaison du général
Leclerc avec une lettre de ce dernier. Leclerc écrit
: «Depuis huit jours, le commandement allié
nous fait marquer le pas. On m’a donné
l’assurance que l’objectif de ma division
était Paris. Mais, devant une pareille paralysie,
j’ai pris la décision suivante : Guillebon
est envoyé avec un détachement léger,
direction Versailles, avec ordre de prendre le contact,
de me renseigner et d’entrer dans Paris si l’ennemi
se replie. Je ne peux malheureusement en faire de même
pour le gros de ma division, pour des questions de ravitaillement
en carburant et afin de ne pas violer ouvertement toutes
les règles de la subordination militaire…»
À midi, le général de Gaulle répond
par écrit pour couvrir le général
Leclerc dont il sait que la décision a provoqué
la colère de certains militaires américains,
dont le général Gerow, commandant le VI
CA : «J’approuve votre intention. Il faut
avoir un élément au moins, au contact
de Paris, sans délai. J’ai vu Eisenhower
le 20. Il m’a promis que vous alliez recevoir
Paris comme direction. Le général Kœnig
est en ce moment près d’Eisenhower ainsi
que le général Juin. Ils sont porteurs
d’une nouvelle lettre de moi qui insiste.»
Le soir même de ce 22 août, le général
Leclerc recevait enfin l’ordre de marcher sur
Paris, de s’emparer des ponts sur la Seine, conjointement
avec la 4e DI américaine. Les ordres de mouvement
étaient donnés à partir du PC de
la division à Fleuré, devant Argentan.
Toute la nuit, les préparatifs de marche sur
Paris étaient faits dans une atmosphère
de liesse. Le 23 au petit matin, la 2e DB faisait route
sur deux axes : l’un, Sées, Mortagne, Maintenon,
Rambouillet, l’autre Alençon, Nogent-le-Rotrou,
Chartres, Ablis, Longjumeau.
Au moment de son départ par avion, la veille,
du PC Bradley, le général Leclerc avait
rencontré le commandant Gallois-Cocteau, qui
l’alerta avec compétence sur la situation
difficile des résistants dans la capitale. Le
commandant de la 2e DB lui confirma qu’il venait
de recevoir l’ordre de marcher sur Paris, qu’il
espérait reconnaître la capitale dès
le 23 et y pénétrer le 24.
Lorsque le général Bradley vint en France
en 1974 et alla se recueillir à Colombey sur
la tombe du général de Gaulle, j’avais
été chargé de l’accueillir
et de le saluer. Je profitai de l’occasion pour
lui demander quand le général Eisenhower
avait pris la décision d’envoyer la 2e
DB sur Paris. Il me répondit sans hésiter
: «Après la visite du général
Kœnig», c’est-à-dire le 22 août.
Le général Eisenhower, après la
visite de Kœnig avec la lettre du général
de Gaulle, envoya au général Marshall
un TO lui rendant compte qu’il avait donné
l’ordre de libérer Paris, étant
donné la situation grave dans la capitale, passant
outre, ainsi, à toute objection de Roosevelt.
Dans l’après-midi du 23 août, le
général Leclerc, après avoir vu
à Rambouillet le lieutenant-colonel de Guillebon
et reçu son compte rendu, écrit au général
de Gaulle à Chartres par l’intermédiaire
du capitaine Janney : «Guillebon a pris le contact
avec pas mal d’Allemands; les FFI ont peut-être
libéré l’intérieur de Paris
à l’heure actuelle, mais la périphérie
est encore solidement tenue avec chars et antichars,
mines, etc. J’engagerai donc l’opération
demain matin au petit jour.»
Le général de Gaulle répond sur
papier à en-tête de la préfecture
d’Eure-et-Loir. Il note l’heure : 14 h 55.
«Je reçois le capitaine Janney et votre
mot. Je voudrais vous voir aujourd’hui. Je compte
être à Rambouillet ce soir et vous y voir.
Je vous embrasse.»
Charles de GAULLE
Dès l’arrivée du général
de Gaulle, Leclerc se rend au
château de Rambouillet. Là, le général
de Gaulle le félicite de l’action remarquable
de sa division en Normandie et lui demande comment il
compte s’y prendre pour conquérir Paris
avec une division blindée! L’exposé
est extrêmement «brillant». Le commandant
de la 2e DB conclut que ce sera dur mais qu’il
pense être dans Paris le 24 au soir, arrachant
cette conclusion au général de Gaulle
: «C’est égal, Leclerc, libérer
Paris avec une DB, nul chef français n’a
jamais eu une chance plus grande, mais nul ne l’a
mieux méritée. La chance des généraux
en temps de guerre, c’est le bonheur des gouvernements
et des peuples.»
Il arrivait au général Leclerc de dire,
sous forme de boutade : «Ce que j’ai fait
de mieux dans ma carrière, je l’ai fait
en désobéissant.» Lorsqu’on
rapportait ces propos au général de Gaulle,
celui-ci souriait et répondait : «Leclerc
ne m’a jamais désobéi, il a toujours
exécuté mes ordres, même ceux que
je ne lui ai pas donnés… car il était
tellement imprégné de la mission que je
lui avais confiée qu’il en déduisait
lui-même les actions à entreprendre.»
Ce fut vraiment le cas pour la libération de
Paris.
Notes
– Pertes pour la libération de Paris :
FFI et FTP : 910 tués, 1 500 blessés
– 2e DB : 78 tués, 300 blessés.
– Pour plus de détails, voir : A. de Boissieu,
«Pour combattre avec de Gaulle» - Plon.
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issu de l'ouvrage en 7 volumes "La
mémoire des Français libres. Hommes &
Combats" édité par la Fondation de
la France Libre. |