Le capitaine Jean Delobel

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Le capitaine Jean Delobel

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Né le 14 janvier 1901, à Lambersart (Nord), le capitaine de réserve Jean Delobel, agrégé d’allemand et diplômé de russe de l’École des langues orientales, était proviseur du Lycée français de Varsovie à la déclaration de guerre de 1939.
Replié sur Bucarest, lors de la jonction des armées allemandes et soviétiques en Pologne, il se mit dès le lendemain de l’Armistice 1940 à la disposition du chef de réseau F.F.L. Neuhauser, à Bucarest, pour continuer la lutte contre les nazis.
À cet effet, il garda ou prit contact avec un certain nombre d’informateurs. Il enrôla même parmi ceux-ci un membre non nazi de la légation d’Allemagne en Roumanie, qu’il rencontrait personnellement.
Il n’est pas besoin de souligner le danger d’un pareil contact car on sait combien tous les agents diplomatiques allemands étaient surveillés par la Gestapo.
Par ses informateurs, il obtint à plusieurs reprises des renseignements militaires de premier ordre, par exemple, la date du déclenchement de l’offensive allemande contre la Grèce, la description d’un nouvel engin allemand en construction qui se révéla plus tard être le V1.
Delobel a conduit aussi en Roumanie de nombreuses et dangereuses missions de prospection.
D’autre part, lorsque le ministre de Vichy saisit en novembre 1943 le poste-radio émetteur du réseau Neuhauser, à Bucarest, qui transmettait chaque jour les renseignements à Beyrouth, Delobel réussit à négocier avec des industriels roumains la construction d’un nouveau poste-radio, acceptant ainsi de courir des risques très graves.
Enfin, en août 1944, il fut recherché par la police roumaine à la demande de la Gestapo pour avoir aidé à camoufler un Lorrain déserteur de la Wehrmacht.
En mai 1945, lorsque le général de Gaulle rappela de Beyrouth le colonel Neuhauser, chef du S.R.F.F.L. des Balkans et du Proche-Orient, pour lui confier la direction des recherches en Allemagne, le capitaine Delobel occupa les fonctions de directeur au cabinet de cet important service à Baden-Baden.
Démobilisé, il reprit ses obligations professionnelles, enseignant l’allemand et le russe au Lycée Montaigne.
Delobel vient de mourir à Paris, le 8 janvier 1968.
Nous adressons nos vives condoléances à la famille de notre camarade.

Extrait de la Revue de la France Libre, n° 172, janvier-février 1968.

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