Le ralliement de la Nouvelle-Calédonie à la France Libre

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En Nouvelle-Calédonie, les Européens manifestent en masse leur volonté de continuer le combat aux côtés des Britanniques. À l’annonce de l’armistice, deux mille personnes se rassemblent devant l’hôtel de ville de Nouméa puis se rendent au consulat britannique, entonnant La Marseillaise et God save th King. Le 24 juin, le conseil général du territoire adopte à l’unanimité une résolution refusant l’armistice et appelant le gouverneur Pélicier à poursuivre le combat aux côtés des Britanniques. Le 26 juin, des notables, dont le notaire royaliste Michel Vergès, lancent un « Manifeste à la population » demandant la création d’une assemblée représentative et prônant, lui aussi, la poursuite de la guerre ; ils obtiennent plus de onze cents signatures.
Devant les palinodies du gouverneur, qui publie au Journal officiel du territoire les ordonnances constitutionnelles créant l’État français, le conseil général vote le 26 juillet un vœu reprenant le revendications du manifeste en faveur d’une assemblée représentative. Le 28 août, il vote une motion de défiance et demande la démission du gouverneur, qui se retire, nommant pour lui succéder le colonel Denis, commandant militaire de la place et commandant supérieur des troupes françaises du Pacifique. Ce dernier interdit les rassemblements.
À l’initiative de Raymond Pognon, colon de la région de Bourail, un comité de Gaulle se constitue clandestinement et parvient à entrer en contact avec le chef de la France Libre. Celui-ci a chargé, le 23 août, Henri Sautot, commissaire-résident aux Nouvelles-Hébrides (ralliées à la France Libre le 20 juillet 1940), d’opérer le ralliement de l’île. Le 16 septembre, le comité de Gaulle lance un appel à la mobilisation des patriotes pour le 19, jour prévu de l’arrivée de Sautot. En réaction, le colonel Denis proclame l’état de siège et le couvre-feu, et installe des barrages sur les routes pour bloquer les camions des broussards, éleveurs ou agriculteurs de l’intérieur du territoire.
Le 19 au matin, Sautot, embarqué sur un pétrolier norvégien, arrive en rade de Nouméa, suivi du croiseur australien Adélaïde. Une foule de citadins et 700 broussards affluent vers le port pour l’accueillir. Les artilleurs calédoniens refusent de tirer sur l’Adélaïde et les soldats locaux de disperser la foule. Débarqué, Sautot est porté en triomphe au palais du gouverneur le 19 septembre, il destitue le gouverneur Denis, qui est mis en résidence surveillée, qui est embarqué avec les officiers et sous-officiers hostiles au ralliement, à destination de l’Australie.

[TÉMOIGNAGE] Robert Guillaumet, « Le 18 juin 1940 à Nouméa »Revue de la France Libre, n° 156 bis, juin 1965.

[VIDÉO] Conférence de François Broche sur le ralliement de la Nouvelle-Calédonie, donnée au siège de la Fondation de la France Libre le 30 janvier 2019.

Bibliographie
François Broche, Le Bataillon des guitaristes : L’épopée inconnue des F.F.L. de Tahiti à bir Hakeim, 1940-1942, Paris, Fayard, 1970.
François Broche, À l’Officier des îles, Paris, Pierre-Guillaume de Roux Éditions, 2014 (ouvrage consacrée au père de l’auteur, le lieutenant-colonel Félix Broche, commandant du bataillon du Pacifique, compagnon de la Libération, tué à Bir Hakeim en 1942).
Jean-Louis Crémieux-Brilhac, La France Libre de l’appel du 18 Juin à la Libération, Paris, Gallimard, 1996, pp. 106-110.
Jean-Paul Faivre, « Le ralliement à la France Libre des colonies du Pacifique », Journal de la Société des Océanistes, 1945, pp. 67-80.
Gilles Ragache, L’Outre-mer français dans la guerre (1939-1945), Paris, Economica, 2014, pp. 54-57.
Jean-Marc Regnault, « Les premiers ralliements des colonies à la France Libre, juin-novembre 1940 », dans Fondation Charles de Gaulle et Fondation de la France Libre, La France Libre, actes du colloque international tenu à l’Assemblée nationale, à Paris, les 15 et 16 juin 2004, Limoges, Lavauzelle, 2005.
Henri Sautot, Grandeur et décadence du gaullisme dans le Pacifique, Melbourne, F. W. Cheshire, 1949.

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