Léon Fétat

Léon Fétat

Léon Fétat

Photo d’identité de Léon Fétat agrafée à sa fiche d’état signalétique et des services (coll. SHD).

Henri, Léon Fétat naît le 9 septembre 1918 à Souk Ahras, dans le département de Constantine, en Algérie. Il est le fils d’Édouard, Henri Fétat et de Léonie Marot.

Après un sursis d’incorporation accordé par le conseil de révision en 1938, il est incorporé le 18 septembre 1939 et admis le 31 janvier 1940 à suivre les cours de peloton d’élève aspirant de réserve à l’École militaire de l’infanterie et des chars de combat (EMICC) de Saint-Maixent. Au terme de cette formation, ayant satisfait aux examens de sortie, il est promu aspirant de réserve le 10 mai 1940 et affecté à la 4e division d’infanterie algérienne (4ee DIA), à Alger, le 20. Il nommé successivement au 4e régiment de tirailleurs tunisiens (4e RTT) le 1er octobre 1940, puis au 8e RTT le 16 janvier 1941 ; il sert au 3e bataillon, 12e compagnie. Lorsque cette unité est dissoute, le 16 mai 1941, on l’affecte de nouveau au 4e RTT, 1er bataillon, 4e compagnie. Libéré de ses obligations militaires le 15 novembre 1941, il se marie le 22 juillet 1942 avec Laure Marie Louise Robert, de Sfax.

Le 17 mai 1943, il s’engage dans les Forces françaises libres. Affecté le 13 juillet au 22e bataillon nord-africain, il est nommé, par décret du 5 février 1944, sous-lieutenant de réserve à titre temporaire à compter du 25 décembre 1943 et prend la tête de la 1re section de la 3e compagnie, commandée par lieutenant Piobetta.

Le 18 avril 1944, il embarque à bord du SS Raouche, qui atteint Naples deux jours plus tard, et monte en ligne. Lors de l’attaque sur le Garigliano, il est blessé et évacué le 12 mai vers l’hôpital Guta. Hospitalisé à Bagnoli du 14 mai au 9 juin, il est admis à l’infirmerie de l’hôpital de Naples du 6 juillet au 1er août, puis dirigé vers le centre interarmes des forces terrestres (CIAFT).

De nouveau admis à l’hôpital de Bagnoli le 9 septembre, il est évacué trois jours plus tard par avion vers Alger, où on lui accorde un congé de convalescence, prolongé à deux reprises pour une durée d’un mois. Placé en non-disponibilité pour infirmités temporaires du 9 décembre 1944 au 21 avril 1945, il rejoint le centre d’organisation et d’instruction n° 3 (COI 3) à Constantine le 28 et affecté à la compagnie de dépôt, en charge de l’encadrement, jusqu’à la fin des hostilités. Mis une nouvelle fois en non-disponibilité pour infirmité temporaire le 8 octobre.

De retour au centre le 10 août, après sa période d’hospitalisation et de convalescence, le sous-lieutenant Fétat, est affecté à la compagnie hors rang (CHR) pour démobilisation le 16 août 1945.

De retour dans la vie civile, il reprend ses fonctions d’instituteur à Sfax, à l’école de la rue Alexandre Dumas.

Ayant fait valoir ses droits à la qualité de Français Libre par l’intermédiaire de l’association des anciens combattants et victimes de guerre de Sfax, il se voit délivrer la carte d’identité FFL n° 19 484, la médaille commémorative des services volontaires dans la France Libre n° 35 072 et le diplôme d’honneur signé par le général de Gaulle n° 44 882 le 30 avril 1956. Il est alors instituteur au collège technique de Sfax.

Le 21 avril 2015, Léon Fétat est nommé chevalier de la Légion d’honneur dans le cadre d’un hommage national aux anciens combattants et résistants de la Seconde Guerre mondiale pour le 70e anniversaire de la victoire.

Bibliographie
Service historique de la Défense, château de Vincennes, dossier GR16P222783.