Un groupe d’officiers de marine basé à Alexandrie, en Égypte, emmené par Honoré d’Estienne d’Orves (né en 1901), officier d’ordonnance à bord du Duquesne, refuse l’armistice, annoncé à la radio le 17 juin. Parmi eux se trouvent Roger Barberot (né en 1915) et André Patou (né en 1910), qui servent à bord du Tourville, et Michel-Claude Burin des Roziers (né en 1910). Après des discussions, un premier groupe comprenant d’Estienne d’Orves, Patou et Burin des Roziers descend à terre le 9 juillet. Il rejoint Le Caire et prend contact avec des officiers français ralliés à la France Libre. Dans une lettre adressée à l’amiral Godfroy, d’Estienne d’Orves explique : «J‘ai été élevé dans le culte de la Patrie […] je ne puis concevoir l’asservissement actuel de la France». Il est suivi par un second groupe le lendemain.
Le lendemain, alors qu’il doit être conduit à bord de la Providence, afin d’être ramené en France, il réussit à sauter du bateau, malgré ses poursuivants, et parvient à monter à bord du croiseur britannique Ramillies.Pour aller plus loin :
Daniel Rondeau, Roger Stéphane, Des hommes libres. La France Libre par ceux qui l’ont faite, Grasset, 1997, 458 p.
Roger Barberot, « Barberott: Joint swimming the Free French Forces » (précédé d’une présentation d’Edgard de Larminat), La Mémoire des Français libres, tome I, Fondation de la France Libre, 2002, p. 325-330.
Vie exemplaire du commandant d’Estienne d’Orves. Papiers, carnets et lettres, Plon, 1950, 333 p.
Etienne de Montéty, Honoré d’Estienne d’Orves, un héros français, Perrin, 2001, 337 p.
Piste de recherche
Une réflexion sur l’engagement
Mus le plus souvent par un réflexe patriotique, quelques milliers d’hommes et de femmes ont abandonné leur vie quotidienne et bravé tous les risques pour combattre l’ennemi. À partir des exemples recueillis, il est possible de mener une réflexion sur « l’engagement », ses motivations et son processus.
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