Robert Moizan

Robert Moizan

Robert Moizan (DR).

Robert Charles Louis Marie MOIZAN
Né le 19 septembre 1912 à Josselin (56)

Engagé dans les Forces Aériennes Françaises Libres
Matricule FAFL 30.154
« Disparaît en mer du Nord » le 23 octobre 1942 au large de la Hollande

Pilote de chasseur-bombardier au « 236 Squadron » de la RAF
« Mort pour la France » à l’âge de 30 ans

LE CONTEXTE AVANT SA DISPARITION

Robert MOIZAN, sorti de l’École militaire de Saint-Cyr en 1937 avec le grade de lieutenant, est affecté dans un régiment d’infanterie. Il demande rapidement à passer dans l’aviation. Breveté observateur en avion, il est versé définitivement dans l’armée de l’air en juin 1939.

Lorsque la France entre en guerre en septembre 1939, Robert MOIZAN est affecté au « groupe aérien d’observation 547 » près de Reims. Admis à l’École de pilotage de Melun (77), il est breveté pilote en avril 1940.

Le 1er juin, face à l’avancée fulgurante des troupes allemandes au nord de la France, l’École de pilotage doit de replier vers le sud et s’installe au terrain d’aviation de Royan.

Refusant de déposer les armes, comme le demande le maréchal PETAIN dans son allocution radiophonique prononcé le 17 juin 1940, Robert MOIZAN décide aussitôt de quitter la France pour continuer le combat en Grande-Bretagne, seul pays encore en guerre contre l’Allemagne.

Caudron-Simoun C-635 (DR).

Avec quatre camarades Jacques SOUFFLET, Henri GAILLET, Yves EZANNO et Albert PREZIOSI († disp.), ils vont subtiliser le jour même deux avions « Caudron-Simoun C-635 » et, vers 13h30, s’envolent à destination de l’Angleterre qu’ils atteignent en milieu d’après-midi.

Quatre jours plus tard, ayant pris connaissance de l’Appel du général de GAULLE, ils vont sans hésitation se porter volontaires pour s’engager dans les FAFL (Forces Aériennes Françaises Libres).

Chasseur-bombardier « Bristol-Beaufighter » (DR).

Après avoir suivi tout le parcours de la formation de RAF (Royal Air Force), Robert MOIZAN breveté pilote d’avion bimoteurs est affecté en janvier 1942 dans l’unité opérationnelle du « 248 Squadron », puis transféré en août au « 236 Squadron » du « Costal Command » installé sur

Le 23/10/1943, le capitaine Robert MOIZAN est désigné pour participer à une mission offensive « anti-shipping » (attaque de navire) au large des côtes hollandaises.

Il ne le sait pas… ce sera la dernière.

SA DERNIERE MISSION

Vendredi 23 octobre 1942, une formation de quatre « Beaufighter » du « 236 Squadron » vont participer à une mission offensive « anti-shipping » au large des côtes hollandaises à la rencontre d’un convoi en provenance du port d’Hambourg.

Il est 16h10, lorsque le premier chasseurs-bombardier décolle de la base RAF de North-Coates, suivi des trois autres, espacés chacun de 3 minutes. Ils sont conduits par le Warrant-Officer BONNETT.

Le Capitaine Robert MOIZAN est aux commandes du « Beaufighter (EL275) ND-K », avec à ses côtés son navigateur anglais le Flight-Sergeant Georges VUILLEUMIER.

Le Warrant-Officer A.J.L. BONNETT est aux commandes du « Beaufighter ND-L », avec à ses côtés son navigateur le Sergeant BURDON.

Le Flight Officer Eric WILLIAMS est aux commandes du « Beaufighter (EL447) ND-G », avec à ses côtés son navigateur le Flight- Officer Derek WILMER.

Le Sergeant E. M. ELLIS est aux commandes du « Beaufighter ND-E », avec à ses côtés son navigateur le Sergeant RAMSHOTTOM.

Après sept minutes de vol le « Beaufighter ND-L » rencontre des problèmes avec un de ces moteurs et fait demi-tour. Le reste de la formation poursuit sa mission sous les ordres du Capitaine MOIZAN.

Attaque de navire par un « Bristol Beaufighter » (DR).

Quelques minutes plus tard, le convoi maritime est repéré avec ses trois navires d’escorte, et attaqués.

La riposte est instantanée. Les « Beaufighter » se retrouvent aussitôt sous les tirs nourris des batteries d’artillerie antiaériennes.

« G » est aperçu par « E », volant à basse altitude, son moteur droit laissant échapper de la fumée, plonger dans la mer avant de disparaître, il se trouve alors à 20 km au large de l’île d’Ameland.

« E », aussitôt, se met à voler en cercle au-dessus de l’endroit du crash dans l’espoir de voir apparaître un gilet de sauvetage ou canot pneumatique « Dinghy ».

Après cinq minutes sans rien apercevoir, il stoppe sa recherche et prend le chemin du retour, restant sans nouvelle de « K », qu’il a aperçu pour la dernière fois en train de se mettre en position d’attaque avant de disparaître dans la brume.

Il est 18h50 lorsqu’il se pose « seul » sur le terrain de North-Coates.

Restant sans nouvelles des équipages des « Beaufighter ND-G » et « Beaufighter ND-K », le Flight Officer Eric B. WILLIAMS âgé de 26 ans, le Flight-Officer Derek G. WILMER âgé de 27 ans, le Flight Sergeant Georges T. VUILLEUMIER âgé de 22 ans et le capitaine Robert MOIZAN seront déclarés « porté disparu ».

Le capitaine Robert MOIZAN était âgé de 30 ans. Il totalisait 483h de vol et 42 missions de guerre.

Son corps ne sera jamais retrouvé.

Pour en savoir davantage sur le parcours de Robert Moizan, vous pouvez télécharger sa biographie complète au format PDF (prochainement disponible).

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