Théodore Meyer

Théodore Meyer

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Allocution prononcée par le général d’armée Jean Simon, chancelier de l’Ordre de la Libération, lors des obsèques de Théodore Meyer, secrétaire général national de l’AFL, à Strasbourg, le 19 octobre 1988.

Il me revient aujourd’hui le pénible devoir de rendre hommage à notre camarade Théodore Meyer dont la disparition soudaine a plongé dans la peine sa famille et ses amis.
Pour nous, honorer nos morts c’est affirmer qu’au travers des circonstances inhérentes à la vie qui passe, au travers des différentes options, une flamme est entretenue.
C’est maintenir l’exigence qui nous a réunis dans la Résistance pour libérer notre patrie lorsqu’elle avait perdu sa liberté.
C’est transmettre par le récit d’une existence les choix d’un homme, ses combats, ses espérances et ses peines.
Théodore Meyer est né le 28 juin 1914 à Lingolsheim dans le Bas-Rhin.
Il appartenait à une famille où la défense de la patrie constituait une ardente obligation.
Il effectue son service militaire au régiment de Zouaves en 1935.
En 1939 il est mobilisé et participe à la lutte contre les Forces de l’Axe.
L’armistice de juin 1940 le plonge dans la consternation : il ne veut pas admettre la défaite et rejoint immédiatement les rangs de tous ceux qui, derrière le général de Gaulle, ne désespèrent pas de la France quand tout semblait perdu.
Dès décembre 1940, il est entré en contact avec les services de renseignements clandestins de Périgueux. Travaillant à la Préfecture, il se trouve sous les ordres du chef de réseau Aline. Il appartient ensuite, du 1er juin 1943 au 30 septembre 1944, au réseau Andalousie en qualité d’agent P1. Le réseau Andalousie sous les ordres du commandant Alexandre est un réseau de la France Libre, qui dépend de Londres.
Les fonctions qu’il remplit à la préfecture de Périgueux lui permettent de rester en contact étroit avec les services publics (la police, le STO, la justice) pour y recruter des hommes et des femmes, souhaitant résister à l’occupant.
Avec leur complicité il réussit à faire échec aux instructions de Vichy et dirige les réfractaires vers les divers groupes de Résistance avec lesquels il était en contact permanent.
Mais la Gestapo le surveille et les mailles du filet se resserrent autour de lui.
À la suite d’actes de sabotage la Gestapo prend une dizaine d’otages dans le but de les fusiller. Théodore Meyer se présente à la Gestapo et propose à la grande stupéfaction des SS de prendre la place de ces victimes innocentes.
Il est immédiatement arrêté et emprisonné, mais la Wehrmacht, considérant que son action clandestine concernait plus particulièrement les Forces de l’Axe, le réclame.
Il est donc transféré au siège de la Kommandantur à Périgueux et s’en évade grâce à la complicité d’un Autrichien.
Il rejoint immédiatement ses camarades de Résistance. Au mois de juin suivant se trouvant avec le chef de réseau le commandant Alexandre dans un café de Bergerac, tenu par un sympathisant, il échappe de justesse à une arrestation de la Gestapo, en utilisant pour fuir une porte dérobée.
Le propriétaire de l’établissement sera fusillé par la Gestapo quelques jours plus tard.
Une très belle citation au Corps d’Armées devait reconnaître son courage exceptionnel et son esprit de dévouement.
Par décret en date du 24 avril 1946 la médaille de la Résistance lui est décernée avec la citation suivante : « Officier de réserve dont les actes de résistance datent du lendemain de l’armistice. A, dans la clandestinité, au péril de sa vie, poursuivi la lutte contre l’ennemi. A rendu les plus grands services à la Résistance ».
La paix revenue, il reprend sa place dans l’administration civile, puis exerce des fonctions dans le secteur privé.
Toutes ses occupations ne l’empêchent pas d’aider ses camarades les plus déshérités et d’être en toutes circonstances à l’écoute des gens de condition modeste. Toute son action dès lors peut se résumer en quelques mots : compétence, dévouement, amitié.
Officier municipal il se dépense sans compter au service du XIIIe arrondissement et est élu président du Comité d’entente des Anciens Combattants de l’arrondissement. La médaille de Vermeil de la Ville de Paris viendra reconnaître les services exceptionnels rendus à la collectivité parisienne.
Il exerce par ailleurs des fonctions importantes au Lion’s Club. J’ai fait la connaissance de Théodore Meyer il y a une dizaine d’années et c’est au début de l’année 1984 qu’il est venu à ma demande exercer bénévolement les lourdes fonctions de secrétaire général national de l’Association des Français Libres.
J’ai en toutes circonstances pu bénéficier de ses conseils et de ses avis éclairés. Il a mis au service de l’Association sa connaissance des hommes et sa grande expérience de l’administration et de la gestion.
Au fil des années notre amitié s’est développée pendant que son autorité efficace et bienveillante s’étendait sur tous les services et les personnels de l’Association.
Sa disparition nous touche profondément, car c’était un homme de cœur, généreux, un ami fidèle et dévoué, toujours prêt à rendre service.
Puissent le témoignage et l’amitié de tous ceux qui sont ici ou qui sont avec vous par le cœur et la pensée, contribuer, Madame, à vous apporter quelque réconfort dans votre grand malheur.

Extrait de la Revue de la France Libre, n° 265, 1er trimestre 1989.

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