Georges Le Dilasser

Georges Le Dilasser

Georges Le Dilasser (DR).

Georges LE DILASSER
né le 11 mars 1901 à Paris 10e

Engagé dans les Forces Aériennes Françaises Libres
Matricule FAFL 30.130
« Disparaît en mer Méditerranée » le 9 mai 1942 au large de la Palestine

Pilote à la section de Liaison de l’état-major de Beyrouth au Liban
« Mort pour la France » à l’âge de 41 ans
Il totalisait plus de 2325h de vol

LE CONTEXTE AVANT SA DISPARITION

Georges LE DILASSER, ancien pilote militaire de Réserve, est devenu instructeur de vol à l’aéroclub de Belfort (90) depuis sa création en 1932.

En septembre 1939, il est rappelé au moment de la mobilisation générale lorsque la France entre en guerre et envoyé à l’Ecole de pilotage n° 23 du Mans (72) en qualité de moniteur de vol.

Après avoir fait le choix de quitter la France le 18 juin 1940, Georges LE DILASSER a rejoint l’Angleterre entrainant avec lui plus une cinquantaine d’élève-pilotes. A son arrivée, il décide de répondre à l’Appel du général de GAULLE en s’engageant parmi les tout premiers volontaires dans les FAFL (Forces Aériennes Françaises Libres).

En Angleterre, l’adjudant Georges LE DILASSER participe à la création de l’Ecole de pilotage franco-belge sur la Station RAF de Odiham où il exerce la fonction de moniteur de vol.

À l’été 1941, il est envoyé au Moyen-Orient, affecté au Liban, à l’unité administrative du quartier général de l’état-major des FAFL en Moyen-Orient, en qualité de pilote à la section de Liaison Aérienne de Beyrouth.

Le 9 mai 1942, Georges LE DILASSER doit effectuer un vol de liaison « Le Caire – Beyrouth ».

Il ne le sait pas encore… ce sera le dernier.

SA DERNIERE MISSION

Samedi 9 mai 1942, l’adjudant-chef Georges LE DILASSER doit effectuer un vol de liaison Le Caire – Beyrouth aux commandes du « Caudron Simoun n°595 », pour lequel il totalise 65h de vol.

Avec lui le sergent-chef mécanicien Guy ARCAM et comme passager le lieutenant navigateur Albert FRELON qui vient d’être affecté au LAM (Lignes Aériennes Militaires).

Caudron Simoun (DR).

Cela ne représente qu’un vol de routine pour ce pilote expérimenté qui totalise plus de 2300 heures de vol sur 42 types d’avion différents. L’avion, pris en compte tout récemment le 28 mars 1942 venant d’Angleterre, est équipé d’un moteur Bengali de 220 chevaux totalisant tout juste 18h35 de vol.

Les conditions météorologiques sont médiocres avec un ciel particulièrement brumeux. La distance à parcourir est de 630km.

Il est 9h20 lorsque le pilote effectue son décollage.

Le vol ne doit pas présenter de difficulté de navigation. Le pilote devra prendre le cap au nord-est jusqu’à la côte méditerranéenne puis longer le littoral vers le nord jusqu’à l’approche de Beyrouth. Le temps de vol est estimé à 2h30.

A 13h00, on remarque déjà l’absence de l’avion attendu à Beyrouth. Aucun contact radio n’a pu être établi. Les heures passent. On apprend qu’il a été aperçu pour la dernière fois au-dessus de Haiffa, on imagine alors que le pilote ait dû faire un atterrissage forcé sur son chemin.

Deux jours et demi après, des débris de l’avion sont repérés dans la baie d’Haiffa à 300m du rivage à environ 3 km au sud de Saint-Jean-d’Acre. Aucune trace des membres de l’équipage n’a pu être observée.

Georges LE DILASSER âgé de 41 ans, Albert FRELON âgé de 33 ans, Guy ARCAM âgé de 21ans, sont officiellement « portés disparus ».

Leurs corps n’ont jamais été retrouvés.

Estimation du lieu de la disparition à 3km au sud de Saint-Jean-d’Acre et à 300m du littoral.

Pour en savoir davantage sur le parcours de Georges Le Dilasser, vous pouvez télécharger sa biographie complète au format PDF (prochainement disponible).

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